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vendredi, 12 février 2010

Développement durable

Les produits bio estampillés à neuf par l'Europe

Nouveau signe de reconnaissance obligatoire pour les produits biologiques préemballés élaborés dans l'Union Européenne, ce logo entrera en vigueur au 1er juillet 2010. Il est facultatif pour les produits importé. Il a été présenté cette semaine par la Commission européenne. il est issu d'un vote en ligne de 130.000 internautes européens sur 3 projets finalistes. C'est un graphiste allemand d'origine serbe, Dusan Milenkovic qui a créé "l'eurofeuille" qui a remporté les suffrages avec 63% des votes :

"Je suis parti du drapeau européen, j'ai changé la couleur et j'ai déformé le cercle d'étoiles jusqu'à en faire une feuille. J'ai aussi arrondi la forme des étoiles, pour qu'elle soit plus souple, comme si la feuille bougeait dans le vent", explique-t-il. "Je voulais qu'on reconnaisse l'origine européenne du logo, et qu'il soit très facilement identifiable".

Les logos nationaux (logo AB acronyme d'Agriculture Biologique pour la France), régionaux ou privés peuvent figurer au côté de l'Eurofeuille.

Considérant le peu de lisibilité du précédent logo européen, ce nouveau symbole est une avancée certaine. Mais par ailleurs, la Commission européenne joue au grand écart lorsque son président Manuel Barroso propose dans le même temps de relancer le processus d'autorisation de la culture de deux OGM controversés (renouvellement du maïs MON80 de Monsanto et pomme de terre Amflora de BASF). Stavros Dimas, commissaire à l'environnement opposé à la culture des OGM n'étant plus là, l'occasion était belle de remettre cette demande sur le tapis, où des intérêts financiers énormes sont en jeu. Une demi-douzaine de pays dont la France ont interdits le MON810. Onze pays ont demandé à pouvoir interdire complètement la culture de tout OGM. Barroso s'était vu renvoyé dans les cordes lors de sa précédente mandature lorsque 22 pays avaient voté contre la levée des interdictions et les gouvernements restent réticents encore aujourd'hui à toute autorisation en raison des opinions méfiantes et inquiètes des dangers des OGM dans la plupart des pays. 

Affaire à suivre...


lundi, 16 juin 2008

Environnement

Le monde selon Monsanto


Et si l’univers totalitaire imaginé par George Orwell dans « 1984 » n’était pas celui de Big Brother, cette vieille baderne, mais d’un « céréales de Marie-Monique Robin killer » ?
Il faut absolument, pour vous en faire une idée, plonger dans "Le monde selon Monsanto, de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien" (co-édition La Découverte/ Arte Video).
Plus la peine de lire des polars pour avoir des frissons dans le dos, à l’âme. À travers cette enquête au long cours de trois ans sur trois continents, aussi édifiante et rigoureuse que terrifiante, on mesure mieux ce que nous concocte la mondialisation dans son versant  le plus sombre.
“Le monde selon Monsanto“ reconstitue la genèse d’un empire industriel de la chimie (l’agent rouge, défoliant versé sur le Vietnam, tout comme les hormones de croissance bovine interdites en Europe). Un géant de l’agroalimentaire  (maïs transgénique) devenu à coup de pressions et de tentatives de corruption, de collusion avec l’administration américaine, l’un des premiers semenciers de la planète. Oui, il est grand temps d’ouvrir les yeux, de se poser les vraies questions sur les pénuries alimentaires, sur les organismes génétiquement modifiés imposés à la paysannerie indienne, mexicaine, africaine, à la consommation alimentaire mondiale.
Marie-Monique Robin est lauréate du Prix Albert-Londres (1995). Journaliste et réalisatrice, elle a réalisé de nombreux documentaires — couronnés par une dizaine de prix internationaux. Elle est également  l’auteur du DVD éponyme "Le monde selon Monsanto" paru chez Arte Video. Un documentaire exceptionnel.