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Mot clef - Livre indispensable

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samedi, 25 octobre 2014

Livres - articles

Empoisonnement universel : crime impuni ?

Un empoisonnement universel : Comment les produits chimiques ont envahi la planète par Fabrice Nicolino

Le résumé de l'éditeur :

C’est un livre sans précédent. Jamais on n’avait essayé de réunir tous les points pour faire enfin apparaître le dessin complet. Comment en est-on arrivé là ? Comment et pourquoi l’industrie chimique a pu libérer dans l’eau, dans l’air, dans le sol, dans les aliments, et jusque dans le sang des nouveau-nés plus de 70 millions de molécules chimiques, toute différentes les unes des autres ? Quels sont les liens entre le temps des alchimistes et celui du prix Nobel de chimie Fritz Haber, grand criminel de guerre ? D’où viennent Bayer, BASF, Dow Chemical, DuPont, Rhône-Poulenc ? Comment est-on passé de la bakélite des boules de billard et des combinés du téléphone au nylon, puis au DDT et aux perturbateurs endocriniens ? Pourquoi des maladies comme le cancer, l’obésité, le diabète, Alzheimer , Parkinson, l’asthme et même l’autisme flambent toutes en même temps ? Qui est Théo Colborn, la Rachel Carson du XXIe siècle ? Pourquoi l’OMS, la FAO, l’ONU ne bougent-elles pas ? Pourquoi les agences de protection françaises regardent-elles ailleurs ? Comment les normes officielles ont-elles été truquées ? Que contient vraiment l’eau dite potable ? Comme les transnationales ont-elles organisé une désinformation planétaire sur cet empoisonnement universel ? Y a-t-il une chance de s’en sortir ? Pour la première fois, tout le dossier est enfin rendu public. Il est effrayant, mais un peuple adulte n’a-t-il pas le droit de savoir ? Ce livre, qui donne des noms, des faits, des accointances, ne peut rester sans réponse. C’est l’heure de se lever.

Publié aux Editions : Les Liens qui Libèrent

ISBN : 9791020901736

- le blog de Fabrice Nicolino : Planète sans Visa

http://fabrice-nicolino.com/index.php

- Fabrice Nicolino et son livre dans CO2 Mon Amour l'émission de Denis Cheyssoux sur France Inter 

http://www.franceinter.fr/emission-co2-mon-amour-fabrice-nicolino-linvite-de-co2-pour-son-enquete-sur-la-chimie

lundi, 28 juin 2010

Livres - articles

L'Amérique de Rohatyn

 Stiglitz, Chomsky, de Waal et maintenant Rohatyn, les voix et voies d'une analyse critique et constructive de nos sociétés modernes aux contours mondialisés semblent émaner plus d'Outre-Atlantique que de la vieille Europe. Parce que l'explosion du système financier est partie des Etats-Unis ou parce que les intellectuels y sont moins léthargiques ? Qui sait ?

Rohatyn comme de Waal a des racines européennes fortes. Frans de Waal est néerlandais, a épousé une Française et enseigne aux Etats-Unis. Il a souvent fait remarquer que cette particularité — vivre à cheval sur trois cultures — lui donne une certaine vision du monde qui induit une analyse plus féconde des événements. Pour cet éthologiste renommé, elle éclaire plus subtilement les comportements des individus dans les sociétés animales et humaines. (Voir notre billet sur son dernier ouvrage).

Né en 1928, Félix Rohatyn est lui, issu d'une famille viennoise — un grand-père banquier, un père brasseur — s'installant en France en 1934. Il fait ses études secondaires à Paris. En 1940 la famille fuit la France pour le Portugal et bientôt l'Amérique et la très européenne New-York. Naturalisé américain, il intègre la banque Lazard Frères dont il deviendra associé puis directeur de la branche américaine avant de devenir ambassadeur des Etats-Unis en France en 1997 sous la présidence Bill Clinton dont il est proche. Il reprendra en 2001 sa carrière de conseiller des banques d'affaires par le truchement de sa propre structure Rohatyn Associates. Et cette "légende de Wall Street", un des pilier de la banque Lazard pendant près de 50 ans a réintégré cette dernière en janvier 2010 comme conseiller spécial de son P.d.g.
Très francophile (deux de ses fils vivent d'ailleurs en France), Félix Rohatyn est celui qui a sauvé New-York de la faillite dans les années 1970 en restructurant la dette et jugulant la crise financière de la Ville. Keynésien jusqu'au bout des ongles, il se prononce pour une intervention active de l'État dans l'économie.

Cet humaniste avoué a aussi dirigé pendant dix-huit ans le bureau d'aide sociale de la Ville de New York de 1975 à 1993 et avant de lui proposer le poste d'ambassadeur Bill Clinton le voulait vice-président de la FED5. Sa candidature fut refusée par les sénateurs républicains qui le jugeaient trop social !

Dans son dernier ouvrage qui vient de sortir en France "Ces hommes qui ont fait l'Amérique", il nous rappelle  avec l'assurance de sa longue et brillante expérience personnelle par dix exemples de choix dans l'histoire de l'Amérique que, contrairement à ce que proclament aujourd'hui de nombreux idéologues, les investissements publics à grande échelle portent leurs fruits, avec souvent de remarquables résultats à long terme. A l'opposé de la politique à court terme qui prévaut et ne favorise que l'enrichissement de quelques-uns au dépend du reste de la société et nous a mené dans le mur que l'on sait, c'est un homme avec une vraie vision du monde qui vient nous dire que le chemin pris n'est pas inéluctable et qu'il y a des solutions.

Le 31 mai dernier, France Inter recevait Félix Rohatyn. Ecoutez-le :

Nicolas Demorand reçoit dans le 6h30/10h de France Inter, Félix Rohatyn, ancien ambassadeur des États-Unis en France (1997 à 2000) et ancien président de la banque Lazard (31 mai 2010).

POUR EN SAVOIR PLUS

• Article-critique des interviews de Rohatyn sur France Inter sur le site de Marianne2 (mai 2010)
Félix Rohatyn: quand un démocrate américain démythifie la «rupture» Obama

Extrait : Très élogieux sur Obama, l’ancien ambassadeur, ardent partisan de la régulation financière et des investissements publics en temps de crise. n’en demeure pas moins beaucoup plus sceptique sur ses capacités d’action : « je ne sais pas s’il y a beaucoup de choses nouvelles ». Keynésien, favorable à l’intervention de l’Etat, Rohatyn estime ainsi que la politique américaine actuelle reste complètement dominée par son aile libérale et « farouchement opposée à l’intervention de l’Etat ».

• Article- interview des Echos  (août 2009) :
toujours intéressant de relire des propos passés à la lumière du présent. Voir aussi en ce sens article à la suite concernant la nouvelle réglementation financière inaugurée aux Etats-Unis en ce mois de juin 2010
Felix Rohatyn : " La finance est devenue un danger public "


• Article sur le blog de Georges Ugeux (27 juin 2010)
Wall Street sous contrôle: une nouvelle ère pour la finance ?

Extrait : La nouvelle règlementation financière des Etats-Unis vient d’aboutir a un accord entre les Sénateurs et les Représentants du Congrès. Depuis les réglementations de 1933 et 1934 à la suite du crash boursier de 1929, c’est à une transformation fondamentale du paysage financier que nous allons assister. Devant l’incapacité des financiers à s’autoréguler, le législateur américain a développé une reglementation d’environ 2000 pages qui visent l’ensemble des aspects de la finance.

• Dossier « Keynes » sur Alternatives Economiques (31/12/08)
Dossier : Keynes, plus actuel que jamais

Extrait : 62 ans après sa mort, John Maynard Keynes semble aujourd'hui plus actuel que jamais, et pour cause. Sa pensée paraît tout simplement plus pertinente que celle de ses détracteurs pour comprendre les événements récents : la crise financière de 2007/2008 et la récession économique qui a suivi.
Le dossier présente une sélection d'articles consacrés au célèbre économiste, ainsi que quelques-uns de ses propres textes, parus au fil des ans dans Alternatives Economiques.



Le Livre

CES HOMMES QUI ONT FAIT L'AMÉRIQUE
par Félix Rohatyn
Editions Saint-Simon - Prix : 23 € - Nombre de pages : 204
http://www.edsaintsimon.com/livre-detail.php?id=71

mardi, 6 avril 2010

Livres - articles

Empathie et société solidaire : la leçon des primates

Sommes-nous sur terre, comme on l’affirme si souvent, uniquement pour servir notre propre survie et nos intérêts personnels ? Est-il vraiment dans la nature humaine de nous poignarder dans le dos les uns des autres pour gravir les degrés de la hiérarchie ? Le comportement égoïste et l’esprit excessif de compétition, souvent justifiés comme instinctifs et conformes aux théories de l’évolution, sont dans ce livre magistralement remis en cause.

Un livre brulant d’actualité au moment où la crise met en exergue les terribles excès de l’individualisme et du primat donné à la notion de concurrence. Fort de son expérience sur le terrain , de ses recherches en anthropologie, psychologie, comportement animal et neurosciences, de ses expériences en laboratoire sur les chimpanzés, les bonobos et les singes capucins – ainsi que sur les dauphins et les éléphants – Frans de Waal , le plus célèbre des ethologues, nous montre également, exemples à l’appui, que de nombreux animaux sont prédisposés à prendre soin les uns des autres, à s’entraider et, dans certains cas, à se mobiliser pour sauver la vie des autres. Bref la possibilité d’empathie n’est pas comme on le croyait jusqu’alors le propre de l’homme ! Ecrit dans un langage accessible à tous, regorgeant d’anecdotes, marqué par un humour empreint d’ironie et par une intelligence incisive, "L'âge de l’empathie", en mettant la coopération au cœur de l’évolution des espèces, ouvre des perspectives passionnantes dans les domaines de la politique, de l’économie et dans notre manière d’être au monde.

L’âge de l’empathie. Leçons de la nature pour une société solidaire par Frans de Waal, traduit de l’anglais par Marie-France de Paloméra, Editions LLL Les Liens qui Libèrent, 400 pages, prix : 22,50 €

L’auteur : Frans de Waal, docteur en biologie, professeur de psychologie à l'université Emory d'Atlanta et directeur du centre Living Links du Yerkes Primate Center. (Etats-Unis), membre de l'Académie américaine des sciences et de l'Académie royale des sciences des Pays-Bas, est l'un des plus éminents éthologues et primatologues actuels. Il est déjà l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Politique du chimpanzé (Odile Jacob, 1995), Bonobos, le bonheur d'être singe (Fayard, 1999), De la réconciliation chez les primates (Flammarion, 2002), Album de famille (Fayard, 2003), le Singe en nous (Fayard, 2006).

Interview en français de Frans de Waal à l'occasion de la sortie de son livre - par Marc Giraud

Lire l’nterview de Frans de Waal par Laurent lemire sur le site agitateur-idees.fr

http://www.agitateur-idees.fr/Site/suite.php?art=462

Video en anglais sur le site bigthing.com
Frans de Waal : "les primates peuvent nous apprendre beaucoup sur les origines de la justice, du pouvoir et de la morale". Il tire les déductions de son travail sur les primates pour décrire l’évolution de la morale dans les sociétés humaines.

Frans De Waal Says Primates Can Teach Us A Great Deal About The Origins Of Justice, Power And Morality
EMORY UNIVERSITY - Atlanta, GA
Frans de Waal is director of the Living Links Center at the Yerkes National Primate Research Center and a professor of psychology at Emory University. His current research includes food-sharing, social reciprocity and conflict-resolution in primates, as well as the origins of morality and justice in human society. De Waal draws on his own work with primates to illustrate the evolution of morality.

mardi, 30 mars 2010

Climat

Climat : comprendre, prédire, réagir

Hervé Le Treut, l'une des figures de l'appel à la vigilance lancé dès les années 1980, dresse le tableau des actions à mener: réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, mettre en place des politiques d'économie d'énergie, limiter la consommation d'énergie fossile, développer les énergies alternatives, capter et stocker le CO2 des centrales thermiques.. Un livre indispensable pour comprendre les mécanismes du climat et les enjeux écologiques.

Nouveau climat sur la terre - Comprendre, prédire, réagir par Hervé Le Treut - Coll. Nouvelle Bibliothèque Scientifique, Editions FLAMMARION - 236 pages - Prix public : 21,00 € TTC

L'auteur : Hervé Le Treut, professeur à l'École polytechnique, dirige l'Institut Pierre-Simon-Laplace, fédération de six laboratoires de recherche impliqués dans les sciences de la planète et de l'environnement.
Spécialiste de la modélisation du climat, il a participé, avec Jean Jouzel, autre spécialiste français, aux rapports du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

Hervé Le Treut invité des conférences Ernest :

http://www.dailymotion.com/video/xbmc1b_herve-le-treut-influences-humaines_news

Les ERNEST de la rue d'Ulm (Ecole Normale Supérieure) - Des conférences de 15 minutes transdisciplinaires - Des intervenants pétillants - Un nouveau type de médiation de la connaissance
http://www.les-ernest.fr

dimanche, 14 février 2010

Livres - articles

Face aux crimes du marché !

"Face aux crimes du marché" de William Bourdon, avocat.

Editions de la Découverte, 336 pages, 23 euros

 

(… ) et utopiste sans illusions qui veut faire régner le droit sur tout le globe. Mais sa devise reste celle de Scott Fitzgerald, le plus lucide des vivants : « Ce n’est pas parce que les choses sont désespérées qu’il ne faut pas se décider à les changer ». © Bakchich.info

 Lire l'article de Bakchich Info

A découvrir sans tarder, livre indispensable.

Une interview de William Bourdon par Médiapart :


Engagement de William Bourdon
envoyé par Mediapart. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

mercredi, 30 janvier 2008

Sciences

Après nous le déluge?

"La pratique scientifique a rompu avec une vision cohérente du monde..." s'alarme Jean-Marie Pelt qui a publié en 2006 avec le chercheur en biologie moléculaire Gilles-Eric Séralini Après nous le déluge? (Flammarion/Fayard), ouvrage que l'on peut ranger au rayon des indispensables. Interview de Jean-Marie Pelt :

Le rôle, la responsabilité de la science, les questions de bioéthique sont au cœur de votre ouvrage...
Jean-Marie Pelt. - Avec Gilles-Eric Séralini nous avons voulu nous centrer, à travers ce livre technique et rigoureux, sur un vrai péril : les retombées négatives de la chimie et la nécessité de la sécuriser. On n'additionne jamais tous les facteurs qui provoquent les cancers, comme si c'était un sujet tabou. Pourtant notre environnement est puissamment porteur de molécules pathogènes. L'écotoxicologie, concept créé à l'Institut Européen d'Ecologie dans les années 1970, consistait déjà à alerter sur le danger de répandre les molécules dans la nature sans les tester. A l'époque, tout le monde se moquait de nous lorsque nous avons soulevé, avec Jean-Michel Jouany, le problème de l'amiante. Il provoque pourtant des milliers de cancers par an.
Vous abordez notamment les conséquences inquiétantes des pesticides sur la reproduction humaine...
En effet, on constate une magnifique omerta sur le problème de la stérilité masculine lié aux pesticides. Pourtant elle augmente à toute vitesse: 1% par an, c'est considérable! Cela dérange peut-être l'agrochimie, mais on sait que les pesticides ont des propriétés imitant les hormones femelles, ce qui a tendance à féminiser les garçons, à diminuer le stock de spermatozoïdes.
La science ne va-t-elle pas, pourtant, dans le sens d'une meilleure maîtrise des maladies?
C'est vrai, le XXe siècle aura permis la maîtrise de maladies bactériologiques, mais a généré de nouvelles pathologies liées à la chimie de synthèse et au fait qu'on ne s'est pas posé de question sur l'impact de ces molécules sur la santé, y compris en ce qui concerne les OGM, organismes génétiquement modifiés. Contrairement à la pollution, aux déforestations, aux cyclones dévastateurs, il existe des maux bien plus insidieux, invisibles. Cancers, asthme, allergies, stérilité masculine sont autant de problématiques liées au problème de la chimie...
Voilà pourquoi vous en appelez au bon sens des chercheurs, à une éthique scientifique?
En effet, sur tous les thèmes que nous avons évoqués il n'y a pas de discours audible de la communauté scientifique. Les biologistes n'ont souvent plus cette vision globale que nous pensons avoir. La science vit dans l'urgence et le résultat immédiat. On forge des techniciens, pas des savants. La culture du gène n'a que peu intégré les interactions, or nous disons qu'il existe une véritable écologie du gène, qu'il faut sortir du cocon mono disciplinaire.
Une critique voilée de la thérapie génique?
C'est bien de faire de la thérapie génique, mais avec les transferts de gènes on touche au nœud de la vie. Or, on constate, après vingt ans et des milliards de dollars et d'euros, qu'il n'y a pas de résultats, alors que les thérapies cellulaires, elles, fonctionnent.
Que dire alors des nanotechnologies tant en vogue...
On s'est cassé la figure sur le gène, alors on sort un nouveau lapin du chapeau. Cela pose pourtant d'innombrables problèmes. Voilà encore un domaine qui ne repose pas sur la connaissance des interactions.
Vous en appelez à la création d'une OME, organisation mondiale de l'environnement...
C'est une idée très importante. Il manque une instance par rapport aux problèmes de mise à sac de la biodiversité, et du réchauffement de la planète, de la déforestation, de la désertification. Il existe beaucoup de mouvements, d'organisations, mais sans autorité réelle confirmée par l'ensemble des Etats. Pour l'heure il y a beaucoup de bonnes volontés, mais très peu de moyens. Nous estimons que l'ONU doit être plus forte concernant l'ensemble des problèmes environnementaux. Le projet de création d'une OME, déjà présent au sommet de Johannesbourg, m'est très cher. Il est porteur de l'avenir de la terre pour nos enfants. Il faut que cela se réalise, que nos scientifiques fassent comme les climatologues qui ont réussi à créer une communauté internationale puissante et influente auprès des politiques en matière de réchauffement.
Quelle serait la leçon de votre ouvrage à quatre mains?
Il faut avoir une éthique forte par rapport à un monde économique qui aurait tendance en se mondialisant à se dévoyer. Il faut protéger la santé de tous les humains et donner à nos enfants l'espérance. Il faut que la génération montante des biologistes se sente solidaire des grands enjeux évoqués. Et ne pas oublier que la diversité est la loi absolue de la vie !