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lundi, 31 mars 2014

Climat

Climat : nouvel avertissement du GIEC


© Isaac Cordal -  3 installations extraites des séries "Follow the leaders et  “Waiting for Climate Change,” . 

La première de ces images a fait le buzz sur les réseau sociaux, cette dernière semaine de mars, grâce à la légende ironiquement (et judicieusement ?) "inventée" par un internaute "Politicians discussing global warming". Elle fait partie en réalité de la série intitulée par l'artiste Isaac Cordal "Follow the leaders" et date de 2009 ou de 2012 (info précisée sur le site de l'artiste et sur son flux Flickr et d'après quelques internautes, il s'agirait d'une installation ayant eu lieu à Berlin) . "Follow the leaders is a critical reflection on our inertia as a social mass / Suivre les leaders est une réflexion critique de notre inertie en tant que masse sociale".  Vous avez dit "moutons de Panurge ?"

 Les 2 autres images sont elles par contre issues de sa série Waiting for Climate Change.

Isaac Cordal est un artiste plasticien espagnol qui réalise des installations de street art. Les liens et les extraits ci-dessous vous feront approcher de plus près sa démarche. 

 

Son site :

 http://cementeclipses.com

 

Isaac Cordal vu par France 3 - Reportage d'Eric Guillaud, publié le 23/08/2013

http://pays-de-la-loire.france3.fr/2013/08/19/voyage-nantes-isaac-cordal-ou-lexpo-quil-faut-avoir-vu-304261.html

Voyage à Nantes : Isaac Cordal ou l'expo qu'il faut avoir vu..

(…) véritable découverte, un artiste exceptionnel qui s'interroge - nous interroge - sur nos choix de société avec des installations étonnantes, sombres et poétiques, des mises en scène d'un monde à bout de souffle. Adepte d'un street art engagé, combatif, Isaac Cordal mène par son travail une réflexion profonde sur le progrès et ses effets secondaires, le libéralisme, l'individualisme, la misère, la crise économique bien sûr...

Isaac Cordal est espagnol alors, plus que d'autres peut-être, l'artiste voit et subit de plein fouet les effets dévastateurs de la crise. (…)

L'article de Libération pour le même événement à Nantes (17 juillet 2013)

http://next.liberation.fr/arts/2013/07/17/entente-cordal-a-nantes_919031

Entente cordal à nantes

 Les milliers de figurines en ciment de l’Espagnol sont l’un des temps forts du parcours d’art contemporain le Voyage à Nantes. (…)

Son obsession réside avant tout dans la fabrication de figurines en ciment d’une vingtaine de centimètres, uniquement des hommes, quinquas, un peu chauves, portant costume gris fatigué et cravate épuisée. Une société uniforme qui n’a plus rien à dire sur le monde qu’elle a elle-même rendu gris béton et qui subit la crise en se regardant s’immobiliser. (…)
Vues de près et individuellement, les sculptures de Cordal ne portaient pas franchement à la rigolade sur l’état de l’humanité, mais en mode village de fin du monde, aucun espoir n’est plus permis, sauf celui que la disparition définitive de cette civilisation entraînera nécessairement une reconstruction. Passée la surprise, les passants sont pour la plupart sous le choc, enfants compris, et les médiateurs attachés au lieu doivent davantage répondre à leurs interrogations sur le monde qu’à des questions techniques.(…)
A quelques minutes à pieds, Cordal sévit encore dans l’eau des douves du château. Cette fois-ci, ses personnages sont à l’échelle 1 mais n’ont plus que la tête hors de l’eau, parfois le torse, grâce à une bouée de sauvetage qui ne les sauvera de rien, les oiseaux du coin ayant déjà repris le pouvoir.(…)
Voir aussi Follow the leaders en installation à Nantes lors de la résidence de l'artiste (2000 pièces) / sur le site d'Isaac Cordal

Sa notice bio sur Artistaday   : 

http://artistaday.com/?p=10181 Isaac Cordal is a installation and street artist. Since 2006, he has been engaged in a nomad project called Cement eclipses.

His human figurines, standing only about 25cm tall, are made with cement and then reproduced using silicone moulds. They represent a kind of metamorphosis, whereby man trades his role of citizen for one as a piece of urban furniture.

Hiding among streets, sidewalks and walls in order to transform, little by little, the urban environment in its natural habitat, Cordal embodies the spirit of guerrilla street art. His work has been installed in urban areas of Berlin, London, Brussels, Liege, Barcelona, and Vigo, among others. Most of the photographs documenting this process were taken in London, where Cordal currently lives.


D'un glissement tout naturel ceci nous amène directement au nouvel avertissement du groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU (GIEC) sur les impacts graves du changement climatique  à l'occasion de la publication, ce lundi 31 mars, du deuxième volet de leur cinquième rapport. 

REVUE DE PRESSE

Lire LE MONDE 31.03.14 : Nouveau rapport alarmant du GIEC sur le réchauffement climatique

Sécheresses, inondations, maladies, migrations, pénuries alimentaires, risques de conflit, etc. : le deuxième volet du cinquième rapport du groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat (GIEC), publié lundi 31 mars, recense les impacts déjà observables du changement climatique.

Selon ce texte du GIEC, résultat d'un immense travail de lecture et de compilation de douze mille publications scientifiques, le changement climatique a eu ces dernières décennies des impacts « sur tous les continents et dans les océans », essentiellement sur les systèmes naturels. (…)  

Lire LE MONDE 31.03.14 : « Il est encore temps de s'adapter au réchauffement climatique »

Chat avec le climatologue Hervé Le Treut • Propos recueillis par Audrey Garric

Les sociétés ne sont pas suffisamment préparées au changement climatique en cours, ce qui met en péril leur sécurité et leur stabilité, prévient le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) dans le deuxième volet de son cinquième rapport, publié lundi 31 mars.

Le climatologue Hervé Le Treut, qui a participé à l'élaboration de cette synthèse, prévient qu'il faut mener de front limitation des émissions de gaz à effet de serre et adaptation aux conséquences d'une planète plus chaude. (…)

(…) Hervé Le Treut : Il est tard, mais certainement pas trop tard pour tout. Il y a beaucoup de mesures encore possibles. (…) 

Lire LE MONDE 31.03.14 (abonnés) : Les impacts du réchauffement menacent la stabilité mondiale

article de Stéphane Foucart

Les sociétés ne sont pas suffisamment préparées au changement climatique en cours, ce qui met en péril leur sécurité et leur stabilité. C'est le principal constat du rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), adopté et rendu public lundi 31 mars à Yokohama (Japon). A l'automne 2013, le GIEC avait livré un premier volume, consacré à la science climatique stricto sensu (Lire notre article Climat : l'avertissement des pays en développement ) ; ce deuxième opus est, pour sa part, dévolu aux impacts du dérèglement climatique sur les sociétés humaines et les écosystèmes. (…)

jeudi, 26 août 2010

Climat

Changement climatique contesté à tort ?

Un dialogue entre Hervé Le Treut, climatologue, directeur de l'IPSL (Institut Pierre Simon Laplace), et Luc Abbadie, écologue, directeur du laboratoire Biogéochimie et écologie des milieux continentaux, Ecole normale supérieure (Paris). Ces deux éminents spécialistes du climat et de la biodiversité échangent pour notre plus grand savoir ! Une production Universcience à ne pas louper.

<div class="alt"><a target="_blank" href="http://www.universcience-vod.fr/media/1492/le-changement-climatique-conteste-a-tort--.html" title="Le changement climatique contesté à tort ?">Le changement climatique contesté à tort ?<br/><img src="http://escience-video.pad.brainsonic.com/videopublisher/479b7a95-b752-43b4-a44e-d6c288e02a30/thumbnail.png" alt="Le changement climatique contesté à tort ?" border=0 /></a><br/><p>Avec Hervé Le Treut, climatologue, directeur de l'IPSL (Institut Pierre Simon Laplace), et Luc Abbadie, écologue, directeur du laboratoire <em>Biogéochimie et écologie des milieux continentaux</em>, Ecole normale supérieure (Paris).</p> <p> </p> <p><em><br />Débat en 3 parties accessibles dans MENU / chapitres.</em></p> <p> </p></div>
Réalisation : Sylvie Allonneau - Production : universcience - Date de production : 2010

Pour mémoire, les derniers ouvrages d'Hervé Le Treut :

Sorti cet été :

Changement climatique : les savoirs et les possibles
Discussion enrichissante entre plusieurs protagonistes là encore. Il s’agit d’un ouvrage collectif où les auteurs nous donnent une vision croisée grâce à leur expertise dans leur discipline respective et la confrontation transversale de leurs points de vue
- Jérôme Chappellaz, paléoclimatologue
directeur de recherche au CNRS, est responsable de l'équipe "Climat : passé, présent, projections" au Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement de Grenoble (CNRS et université Joseph Fourier)
- Olivier Godard, économistq
- Sylvestre Huet, journaliste sciences / environnement à Libération et donne son éclairage sur le traitement du dossier Climat par les médias.
- Hervé Le Treut, en tant que spécialiste de la simulation numérique du climat.
> Voir la fiche de l’éditeur

Coll. 360, Editions La Ville Brule – 240 pages – Prix : 20 € TTC

Le précédent :

Nouveau climat sur la terre - Comprendre, prédire, réagir
Coll. Nouvelle Bibliothèque Scientifique, Editions FLAMMARION - 236 pages - Prix public : 21,00 € TTC
Voir notre billet du 30/3/10

mardi, 30 mars 2010

Climat

Climat : comprendre, prédire, réagir

Hervé Le Treut, l'une des figures de l'appel à la vigilance lancé dès les années 1980, dresse le tableau des actions à mener: réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, mettre en place des politiques d'économie d'énergie, limiter la consommation d'énergie fossile, développer les énergies alternatives, capter et stocker le CO2 des centrales thermiques.. Un livre indispensable pour comprendre les mécanismes du climat et les enjeux écologiques.

Nouveau climat sur la terre - Comprendre, prédire, réagir par Hervé Le Treut - Coll. Nouvelle Bibliothèque Scientifique, Editions FLAMMARION - 236 pages - Prix public : 21,00 € TTC

L'auteur : Hervé Le Treut, professeur à l'École polytechnique, dirige l'Institut Pierre-Simon-Laplace, fédération de six laboratoires de recherche impliqués dans les sciences de la planète et de l'environnement.
Spécialiste de la modélisation du climat, il a participé, avec Jean Jouzel, autre spécialiste français, aux rapports du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

Hervé Le Treut invité des conférences Ernest :

http://www.dailymotion.com/video/xbmc1b_herve-le-treut-influences-humaines_news

Les ERNEST de la rue d'Ulm (Ecole Normale Supérieure) - Des conférences de 15 minutes transdisciplinaires - Des intervenants pétillants - Un nouveau type de médiation de la connaissance
http://www.les-ernest.fr

samedi, 5 janvier 2008

Climat

Comprendre le changement climatique

« Comprendre le changement climatique », sous la direction de Jean-Louis Fellous et Catherine Gautier (éditions Odile Jacob, août 2007)
Sans doute une des meilleures sommes parue sur un sujet devenu incontournable… Qui n’en reste pas moins extrêmement complexe et requiert la collaboration de nombreuses disciplines. Ces communications croisées des meilleurs chercheurs internationaux, comme Jean Jouzel, Richard Sommerville ou Hervé Le Treut, membres du GIEC - Groupement intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat -, nous aident à mieux faire la part des données scientifiques mais aussi des incertitudes liées aux données complexes de la modélisation climatique. Un ouvrage passionnant qui répond au double défi de la pédagogie et de la rigueur scientifique.
Un appel à agir, vite et ensemble.

mardi, 2 octobre 2007

Climat

Le plein s'il vous plaît ! une interview de Jean-Marc Jancovici

Ingénieur-conseil et co-auteur de "Le plein s'il vous plaît !"  aux éditions du Seuil, Jean-Marc Jancovici en appelle à une taxe progressive et volontaire sur le pétrole pour protéger l'homme et son environnement.

L'épuisement des ressources naturelles et le rejet massif de gaz carbonique dans l'atmosphère sont-ils clairement désormais au coeur du débat ?
Jean-Marc JANCOVICI - La consommation d'énergie de l'humanité en gaz, charbon, pétrole, a été multipliée par un facteur de 30 à 40 depuis le début du XXe siècle. Si l'idée d'un monde fini est très ancienne, celle que l'on puisse manquer de ressources naturelles est relativement nouvelle. Pourtant, on n'a vraiment commencé à exploiter massivement le pétrole qu'à partir des années 1960. On observe de manière brutale un changement des ordres de grandeur, un changement de nature du problème.

Ce qui ne signifie pas une prise de conscience collective...
J-M J. - Le problème culturel de fond, c'est qu'en démocratie une bonne partie du sens se réincarne dans les possessions, les biens de consommation. Leur augmentation devient quête de sens. Il n'existe pas de système spontané pour inciter à la modération, que ce soit pour l'alcool, les cigarettes ou la consommation de carburant. Si l'on veut restreindre la quantité de ce qui fait problème, cela passe par une augmentation volontaire et progressive des prix.

Dans le domaine énergétique, il va bien falloir trouver rapidement une régulation...
J-M J. - Oui, c'est urgent, car nous dilapidons notre capital actuellement. Notre système économique n'intègre pas plus la diminution des stocks de matières non renouvelables que les risques environnementaux majeurs qui se manifesteront dans le temps avec les émissions massives de CO2 dans l'atmosphère. Il est pourtant inexorablement inscrit dans les modèles mathématiques que la consommation d'hydrocarbures, de charbon et autres minerais passe par un maximum puis décroît. La bonne question est de savoir quand, au plus tard, le maximum est atteint. Ne pas choisir de la provoquer revient simplement à accepter de la subir plus tard. Mieux vaut gérer le problème en amont…

Actuellement, on observe pourtant une inertie considérable!
J-M J. -  Malheureusement, ni les problèmes de ressources énergétiques ni le climat ne se règlent en une semaine de préavis. De nos jours le bruit médiatique sur cette question a rendu les gens sensibles. Ils ont compris qu'il y a un problème, mais n'en mesurent pas plus les contours exacts que les hommes politiques. Lorsqu'on parle d'élévation de la température, il faut avoir en mémoire qu'un écart de 5°C nous sépare de l'ère de glaciation, il y a vingt mille ans. On a du mal à imaginer les conséquences catastrophiques d'une augmentation de 5°C sen un siècle, parce que ce serait complètement inédit. De fait, une partie du mur n’est déjà plus évitable (mais une partie l’est encore). Il existe un tel décalage entre nos actes et leurs conséquences!

Si l'on ne veut pas courir de risques majeurs, il est urgent d'agir radicalement dès maintenant ?
J-M J. - Radicalement est le mot en effet :  il faut diminuer de 3% notre consommation de pétrole, de gaz naturel, de fuel domestique, de carburant, de kérosène, de plastiques. Si on ne le fait pas spontanément, le rythme annuel, à terme, risque d'être bien plus violent. C'est comme la vieillesse : on ne peut y échapper. Le seul pari perdant serait de ne pas agir au prétexte que les autres ne font rien. Cela s'appelle la régulation par le chaos.
Propos recueillis à l'occasion de la conférence à Paris en février 2007 des 500 spécialistes du Groupe international d'experts sur le climat (GIEC)
J-M J. (à propos de la réunion du GIEC) : Rendez-vous d'étape tous les cinq ans sur l'état de la connaissance concernant l'influence de l'homme sur le climat, cette réunion interdisciplinaire d'experts mondiaux - océanographes, astrophysiciens, chimistes de l'atmosphère, géologues, vulcanologues, glaciologues… - est à la fois un processus continu mais aussi un signal en direction d'un monde politique et économique qui à tendance à réagir surtout en fonction de la pression d'une actualité forte. Jamais la question, en tout cas, n'avait été posée aussi clairement jusqu'ici de savoir si l'homme va devenir la cause dominante du changement climatique.

  • Le plein s'il vous plaît ! par Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean, éditions du Seuil.
  • Le site de Jean-Marc Jancovici : http://www.manicore.com
Photo © S. Becker