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lundi, 7 février 2011

Forêts - Bois

Année internationale des forêts officiellement lancée - février 2011

<div class="alt"><a target="_blank" href="http://www.universcience-vod.fr/media/2897/2011--annee-internationale-des-forets.html" title="2011, Année internationale des forêts">2011, Année internationale des forêts<br/><img src="http://escience-video.pad.brainsonic.com/csi-tv/20110203-093319/thumbnail_1.jpg" alt="2011, Année internationale des forêts" border=0 /></a><br/><p>L'Organisation des Nations Unies a décidé de faire de 2011 l' <a href="http://www.universcience-vod.fr//index.php/tag/annee-internationale-des-forets.html">année internationale des forêts</a> . Pour comprendre les grands enjeux de cette initiative, nous recevons Jean-Luc Dupouey, <a href="http://www.universcience-vod.fr//index.php/tag/ecologue.html">écologue</a> à l'Institut national de la recherche agronomique (Inra).</p> <p>Interview : Romain Lejeune</p></div>

Interview : Romain Lejeune - Réalisation : Christian Buffet - Production : Universcience 2011

L'Organisation des Nations Unies a consacré 2011 comme Année internationale des forêts. Les grands enjeux de cette initiative au travers d’une interview claire, intéressante et synthétique de Jean-Luc Dupouey, écologue à l’INRA (Institut national de la recherche agronomique).

A voir, à lire aussi :

• L'or vert de Guyane
Sur le site de la Cité des Sciences
Lancé en août 2009, le projet Tropisar en Guyane, soutenu au niveau français par le Cnes, vise à évaluer par des mesures satellitaires la biomasse des forêts tropicales afin de connaître la quantité de carbone « séquestrée » dans ces forêts.
docu en podcast  à télécharger ici : http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/science_actualites/sitesactu/question_actu.php?langue=fr&id_article=16723

• La sécheresse en Amazonie, source de gaz à effet de serre
Article du journal Le Monde (04/02/11)
« De graves sécheresses comme celles de 2005 et de 2010, si elles deviennent plus fréquentes, risquent de transformer l'Amazonie, jusqu'à présent "éponge" qui absorbe les émissions de C02, en une source de gaz à effet de serre, facteur qui accélère le réchauffement climatique planétaire, … »
à lire ici : http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/02/04/la-secheresse-en-amazonie-source-de-gaz-a-effet-de-serre_1474981_3244.html

mercredi, 2 février 2011

Evénements

Table ronde "catastrophes naturelles et société" au Salon du livre des Sciences Humaines - le 6/2/11

Au salon du livre des sciences humaines, découvrez des livres pour comprendre le monde !
Après avoir exploré le thème de l’humanisme en 2010, la Fondation Maison de sciences de l’homme choisit, pour cette cinquième édition, d’ouvrir les débats aux questions de sociétés qui répondent aux attentes d’un public désireux de se dégager de l’urgence des médias pour réfléchir, grâce aux livres et aux auteurs.

A noter, une table ronde intitulée :

Fléaux et catastrophes

Que révèlent-ils de nos sociétés ?

Table ronde animée par Frédéric Keck (CNRS-EHESS)
Avec :
Romaine Huret, Katrina, 2005, Éditions de l’EHESS
Emmanuel Le Roy Ladurie, Histoire humaine et comparée du climat, Fayard
Sandrine Revert, Anthropologie d’une catastrophe, Presses de la Sorbonne nouvelle
Ouragan, raz-de-marée ou épidémies, une catastrophe naturelle n’est pas seulement un ensemble de phénomènes physiques mais aussi un événement social et politique. Il s’agit ici de comprendre comment les sociétés affrontent et dénouent de telles tragédies.
Salle Margaret Mead, Dimanche 6 février 2011, 16h30-18h

LE SALON DU LIVRE DE SCIENCES HUMAINES - 5e édition
se déroule sur trois jours, du vendredi 4 février au dimanche 6 février 2011
à l’Espace d’animation des Blancs-Manteaux, 48 rue Vieille du Temple 75004 Paris.
Horaires : vendredi 4 février 2011 de 14h à 22h - inauguration à 19h _
samedi 5 février 2011 de 11h à 20h et dimanche 6 février 2011 de 11h à 20h.
Pour en savoir plus : http://www.salonshs.msh-paris.fr

Le dernier numéro (n° 36) de la revue de la Bnf, paru en 2010, comporte un dossier "Emmanuel Le Roy Ladurie, historien du climat".
Les textes de ce dossier, réalisé sous la direction de Yann Fauchois, prolongent les contributions données à une journée d’étude organisée en hommage à Emmanuel Le Roy Ladurie en 2009 à la BnF, dont une section était consacrée à l’histoire climatique.
Dans le texte inédit qu’il présente ici, Le Roy Ladurie nous donne sa vision la plus récente de l’évolution dans la longue durée du climat européen. Emmanuel Garnier revient sur la place tenue par les historiens dans les débats actuels sur la question du réchauffement. Anouchka Vasak analyse l’évolution de la pensée « ladurienne » sur l’histoire du climat. Valérie Daux présente sa reconstruction des climats du passé à partir des dates de vendanges.
Feuilleter des extraits en ligne
http://editions.bnf.fr/livres/RBNF36/index.htm

jeudi, 26 août 2010

Climat

Changement climatique contesté à tort ?

Un dialogue entre Hervé Le Treut, climatologue, directeur de l'IPSL (Institut Pierre Simon Laplace), et Luc Abbadie, écologue, directeur du laboratoire Biogéochimie et écologie des milieux continentaux, Ecole normale supérieure (Paris). Ces deux éminents spécialistes du climat et de la biodiversité échangent pour notre plus grand savoir ! Une production Universcience à ne pas louper.

&amp;lt;div class="alt"&amp;gt;&amp;lt;a target="_blank" href="http://www.universcience-vod.fr/media/1492/le-changement-climatique-conteste-a-tort--.html" title="Le changement climatique contesté à tort ?"&amp;gt;Le changement climatique contesté à tort ?&amp;lt;br/&amp;gt;&amp;lt;img src="http://escience-video.pad.brainsonic.com/videopublisher/479b7a95-b752-43b4-a44e-d6c288e02a30/thumbnail.png" alt="Le changement climatique contesté à tort ?" border=0 /&amp;gt;&amp;lt;/a&amp;gt;&amp;lt;br/&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;Avec Hervé Le Treut, climatologue, directeur de l'IPSL (Institut Pierre Simon Laplace), et Luc Abbadie, écologue, directeur du laboratoire &amp;lt;em&amp;gt;Biogéochimie et écologie des milieux continentaux&amp;lt;/em&amp;gt;, Ecole normale supérieure (Paris).&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p&amp;gt; &amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;em&amp;gt;&amp;lt;br /&amp;gt;Débat en 3 parties accessibles dans MENU / chapitres.&amp;lt;/em&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p&amp;gt; &amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;
Réalisation : Sylvie Allonneau - Production : universcience - Date de production : 2010

Pour mémoire, les derniers ouvrages d'Hervé Le Treut :

Sorti cet été :

Changement climatique : les savoirs et les possibles
Discussion enrichissante entre plusieurs protagonistes là encore. Il s’agit d’un ouvrage collectif où les auteurs nous donnent une vision croisée grâce à leur expertise dans leur discipline respective et la confrontation transversale de leurs points de vue
- Jérôme Chappellaz, paléoclimatologue
directeur de recherche au CNRS, est responsable de l'équipe "Climat : passé, présent, projections" au Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement de Grenoble (CNRS et université Joseph Fourier)
- Olivier Godard, économistq
- Sylvestre Huet, journaliste sciences / environnement à Libération et donne son éclairage sur le traitement du dossier Climat par les médias.
- Hervé Le Treut, en tant que spécialiste de la simulation numérique du climat.
> Voir la fiche de l’éditeur

Coll. 360, Editions La Ville Brule – 240 pages – Prix : 20 € TTC

Le précédent :

Nouveau climat sur la terre - Comprendre, prédire, réagir
Coll. Nouvelle Bibliothèque Scientifique, Editions FLAMMARION - 236 pages - Prix public : 21,00 € TTC
Voir notre billet du 30/3/10

jeudi, 15 avril 2010

Nature

Focus sur la biodiversité

2010 année de la biodiversité, sélection de deux ouvrages qui creusent la thématique avec brio.

Ancien directeur de la Grande galerie de l’évolution, professeur émérite au Muséum national d’histoire naturelle, entomologiste et écologiste, Patrick Blandin connaît son sujet et l'éclaire de belle manière. À l'occasion de l'année de la biodiversité, L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, l’UICN, une organisation qui réunit plus de 80 gouvernements et plus de 1000 ONG, va promouvoir une "Éthique de la Biosphère". Patrick Blandin, président d'honneur de l'UICN, est l'un des initiateurs de ce projet.

L'Assemblée générale de l'UICN a adopté en 2004 une résolution demandant que l'UICN se dote d'un code éthique de la conservation de la biodiversité. Dans cette optique, un groupe de travail international a été constitué. Des réunions et ateliers organisés dans différents continents, la consultation d'un réseau mondial de correspondants, ont permis, depuis 2005, d'aboutir à une rédaction préliminaire du document, intitulé « The Biosphere Ethics Initiative » (BEI). Le Muséum national d'Histoire naturelle et le Comité Français de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) ont organisé en février 2010 un atelier de travail réunissant une quinzaine d'experts internationaux, dans le cadre de la démarche «The Biosphere Ethics Initiative». L'objectif de cet atelier est de finaliser un document de référence pour l'éthique de la conservation de la biodiversité qui pourra par la suite être partagé par tous les membres de l'UICN. Une démarche clé qui ancre les problématiques de l'Année Internationale de la Biodiversité dans la durée, au-delà de 2010.

À l’heure où l’homme, émerveillé, prend conscience de la diversité quasi infinie du vivant, il s’aperçoit également, peut-être trop tard, qu’il en est l’ennemi mortel et que, paradoxalement, il ne pourra survivre sans elle : la primatologue Emmanuelle Grundmann, dans cet essai passionnant, didactique et poétique, plaide la cause de la biodiversité et nous met en garde : au rythme où nous la détruisons, en 2100 nous serons seuls au monde !

Biodiversité l'avenir du vivant de Patrick Blandin - Editeur : Albin Michel -264 pages - EAN13 : 9782226187215 - Prix : 20.00 €
Demain, seuls au monde d’Emmanuelle Grundmann - Editeur : Calmann-Lévy - 326 pages - EAN13 : 9782702139790 - Prix public : 19,80 €

mardi, 30 mars 2010

Climat

Climat : comprendre, prédire, réagir

Hervé Le Treut, l'une des figures de l'appel à la vigilance lancé dès les années 1980, dresse le tableau des actions à mener: réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, mettre en place des politiques d'économie d'énergie, limiter la consommation d'énergie fossile, développer les énergies alternatives, capter et stocker le CO2 des centrales thermiques.. Un livre indispensable pour comprendre les mécanismes du climat et les enjeux écologiques.

Nouveau climat sur la terre - Comprendre, prédire, réagir par Hervé Le Treut - Coll. Nouvelle Bibliothèque Scientifique, Editions FLAMMARION - 236 pages - Prix public : 21,00 € TTC

L'auteur : Hervé Le Treut, professeur à l'École polytechnique, dirige l'Institut Pierre-Simon-Laplace, fédération de six laboratoires de recherche impliqués dans les sciences de la planète et de l'environnement.
Spécialiste de la modélisation du climat, il a participé, avec Jean Jouzel, autre spécialiste français, aux rapports du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

Hervé Le Treut invité des conférences Ernest :

http://www.dailymotion.com/video/xbmc1b_herve-le-treut-influences-humaines_news

Les ERNEST de la rue d'Ulm (Ecole Normale Supérieure) - Des conférences de 15 minutes transdisciplinaires - Des intervenants pétillants - Un nouveau type de médiation de la connaissance
http://www.les-ernest.fr

lundi, 21 décembre 2009

Sciences

Le pôle en ballon... Jean-Louis Etienne


Jean-Louis Etienne n’a décidément pas perdu le Nord ! le moral, veut-on dire… Après l’accident spectaculaire qui a détruit, en 2008, le dirigeable à bord duquel il devait mesurer l’épaisseur de la banquise arctique, Jean-Louis Etienne, 63 ans, passionné, exigeant toujours, rebondit sur un nouveau rêve, une utopie qu’il concrétise : la traversée du pôle Nord en Ballon, un exploit encore jamais réalisé et programmé pour avril 2010 !
L’expédition Generali Observer sera le dernier acte de la trilogie de ses expéditions au pôle Nord en solitaire. Souvenez-vous en 1986 il avait tiré un traîneau pendant 63 jours pour atteindre le Pôle, puis en 2002 dérivé quatre mois sur la banquise à bord du Polar Observer !

Par cette nouvelle aventure digne de Jules Verne, JLE souhaite « attirer l’attention du monde sur la régression de la banquise et ses conséquences… car la banquise est le meilleur indice de performance des mesures que l’humanité doit engager contre le réchauffement climatique ». Sa disparition engendrerait un chaos climatique à l’échelle planétaire. L’objectif de l’expédition de JLE est d’expliquer le rôle fondamental de la banquise dans l’équilibre climatique de l’hémisphère Nord et à ce titre la faire classer «zone d’intérêt commun» pour l’humanité. Le pôle Nord dispose de ressources en pétrole et en gaz encore inexploitées. « C’est une manne que les états riverains ne vont pas vouloir laisser échapper.  Maintenant, les opinions publiques évoluent et les dirigeants politiques doivent tenir compte du fait que les citoyens sont de plus en plus vigilants en matière de protection de l’environnement. Il s’agit ici de faire pression ! »

Une aventure aux finalités scientifiques…

Aventure +démarche scientifique = 2 pôles magnétiques pour Jean-Louis Étienne ! qu’il fait se rejoindre parce que l’aventure est porteuse de rêve, qu’elle offre un nouveau regard,
notamment en direction des jeunes générations et devient un formidable relais d’une parole scientifique qui a parfois du mal à se faire entendre.
Jean-Louis Étienne, le revendique : il n’est pas un chercheur mais plutôt un « passeur » (notion qui nous est chère ici chez Imaginature). Mais qu’on ne s’y trompe pas, côté scientifique, c’est du costaud cette expédition ! Rendez-vous compte, pour la première fois, un observateur va pouvoir transmettre des mesures instantanées de la teneur en gaz carbonique de l’atmosphère au-dessus de l’océan Glacial Arctique vierge de toutes émissions. Cette série de mesures en continu effectuées pour le Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement – CEA CNRS va être aussi l’occasion de tester dans des conditions extrêmes des sondes miniaturisées : avec en corollaire, de multiples applications technologiques et scientifiques.
Autre données relevées par LJE pour l’Institut de Physique du Globe de Paris et le CEA-LETI de Grenoble : un échantillon précis de mesures du champ magnétique terrestre. On le sait moins, mais le champ magnétique terrestre évolue sans cesse. Le pôle Nord magnétique se déplace ainsi chaque année. Depuis quelques années, sa vitesse de déplacement s’est accrue considérablement pour passer de quelque 10 à 20 km/an à près de 60 à 80 km/an. Cet accroissement de vitesse de déplacement semble coïncider avec un affaiblissement du champ magnétique général. Sans que l’on en connaisse précisément les raisons. Les obversations de JLE permettront peut-être à la communauté scientifique de valider ou d’infirmer certaines hypothèses de travail.

… et pédagogiques

Passeur, on l’a dit, par tout le volet pédagogique qu’il met aussi en place lors de ses expéditions. Cette fois-ci encore l’Education nationale par l’intermédiaire du Centre de recherche et de Documentation Pédagogique de Paris (CRDP de Paris) sera partie prenante. Un programme à vocation européenne, Carboschools, en partenariat avec l’Institut Pierre Simon Laplace (sciences de l’environnement) dirigé par Hervé Le Treut (membre du GIEC et dont on a vous a parlé ici) devrait permettre de mieux comprendre les effets du gaz carbonique sur le réchauffement de la planète. En collaboration avec le Centre National d’Etudes Spatiales (service jeunesse – éducation), le programme Calisphair établira des correspondances entre la vie dans l’espace et les conditions que devra subir Jean-Louis Étienne dans sa nacelle.

Par cette capacité à vivre ses utopies jusqu’au bout, Jean-Louis Etienne est un exemple pour nous montrer qu’on peut agir.

Zinedine Zidane a choisi d’apporter son soutien à cette prochaine expédition de Jean-Louis Etienne,  pour sa dimension pédagogique et son potentiel d'impact, notamment auprès des enfants et des jeunes générations : "Je ne connaissais pas personnellement Jean-Louis Etienne, mais j'avais été frappé par sa traversée du pôle, ce sujet de l'environnement n'est pas si simple à aborder concrètement et il faut continuer à montrer des choses. Cette expédition est intéressante  et je pense qu'elle parlera aux jeunes générations... il faut rester très humble, j'ai bien aimé l'approche de Jean-Louis EtienneIl y a des gens bien plus qualifiés que moi pour parler de l'environnement ! Mais si je peux contribuer à rendre encore plus forte la voix de ceux qui se battent depuis longtemps pour faire bouger les choses... Je suis avant tout père de 4 enfants, et c'est notre génération qui as les moyens de faire..."

à suivre...

Le site de jean-Louis Etienne pour connaître les préparatifs et l'expédition : http://www.jeanlouisetienne.com

Nos précédents billets sur Jean-Louis Etienne : ici et ici

Photos © Jean-Louis Etienne et Generali
texte © Imaginature

lundi, 30 mars 2009

Eau

L'avenir de l'eau selon Erik Orsenna

Nous en parlions dans le précédent billet à propos du forum mondial de l'eau. Continuons la conversation : Après Voyage au pays du coton - Petit précis de mondialisation I (Fayard 2006), Erik Orsenna poursuit l'écriture  de ce qu'on pourrait nommer des carnets de bourlingueur, mi-économiste mi-troubadour.
Il offre dans ces pages sa plume-lyre aux scientifiques qu'il interroge pour nous rendre le monde plus intelligible. "L'Avenir de l'eau" ? à cause du coton bien sûr !  son enquête sur la plante la plus gourmande en eau l'a en droite ligne menée vers cette problématique cruciale pour le XXIe siècle.
Vulgarisateur inspiré dans ce 2e "petit précis de mondalisation", Monsieur Orsenna de l'Académie française est l'Albert Londres de l'élément Bleu, reporter promeneur au long cours (5 mois d'enquête sur 2 ans) " un Kerouac transformé en water-trotter" selon la pittoresque expression de l'un de ses lecteurs.
Dans la vaste thématique Eau, il nous avait déjà livré un superbe "Portrait du Gulf Stream". Ici en quelque 400 pages qui se faufilent avec aisance et plaisir entre nos neurores, (ne pas se laisser effrayer par l'épaisseur, le format du livre étant compact et fort ergonomique pour une lecture aisée - merci à l'éditeur), Erik Orsenna impose sa démarche toute en transversalité, faites de fragments, d'éclairages variés sur les multiples facettes de l'eau en maints endroits de la planète.

"Transversalité" ? notre credo ici, alors vous pensez bien qu'on se sent en osmose !

Aux remarques d'un chroniqueur poil à gratter du PAF qui lui reprochait de noyer le poisson sous le brio de son écriture  bref d'être un imposteur, de ne pas avoir fait une somme scientifique, indigeste, comme se doit d'être toute somme scientifique dans l'imaginaire des chroniqueurs mondains, l'académicien sut fermement mais toujours avec le sourire clore le bec !
C'est pour cela qu'on l'aime Erik Orsenna, parce qu'il sait user de son talent comme véritable passeur de savoir, parce qu'il sait montrer le foisonnement d'un monde complexe en nous donnant l'envie de connaître, d'apprendre, d'en savoir plus… en nous donnant l'envie de comprendre.
Non il n'est pas expert mais oui il nous donne les clés de notre monde.
Il crée un dialogue "boule de neige", chaque lecteur peut continuer à tricoter pour son compte, chercher, fouiller, changer ses habitudes, s'améliorer, agir en "connaissance" de cause… La vraie fonction d'un livre en somme : changer un peu le monde où nous vivons !
Et un dialogue qui se continue au fil des jours (au fil de l'eau ?) sur un blog dédié qu'il a imaginé lorsque, au passionné qu'il est, il est resté des pages et des pages ne pouvant plus entrer dans le livre. Et comme le dit un de ses lecteurs : "des écrivains de cette stature qui donnent des pages inédites gratos sur le web, ça ne court pas les rues !"  Merci Monsieur Orsenna.

L'avenir de l'eau
Petit précis de mondialisation II
Erik Orsenna de l'Académie française
Éditions Fayard - 416 pages

dimanche, 8 mars 2009

Nature

Papillons, escargots et limaces… compter la biodiversité dans les jardins

21 mars, jour du printemps ! Ce sera aussi la date du lancement officiel de la 4e saison de l’Observatoire des Papillons des Jardins et du premier Observatoire des escargots et limaces !

Le but de cette expérience de science participative : mobiliser le grand public sur le sujet de la biodiversité et créer un véritable réseau de surveillance national des espèces communes de papillons de jour, d’escargots et de limaces dans les jardins. Les informations collectées permettent de suivre l’évolution des  populations et de mieux comprendre les impacts du changement climatique, selon la diversité des jardins ou celles des pratiques de jardinage.

« L’Observatoire des Papillons des Jardins  en Région Ile-de-France » : une conférence ouverte à tous est organisée le samedi 21 mars, de 14h00 à 17h00  dans les locaux de Natureparif, au 84 rue de Grenelle  à Paris (75007).

Elle sera animée par Mathilde Renard, chargée du programme « Papillons & Jardin »  et Dorothée Descamps, chargée du programme « Biodiversité & Jardin »  pour l’association Noé Conservation.


L’initiaitive  originale de ces « Observatoires » émane du Muséum national d’Histoire naturelle, à travers le programme  scientifique Vigie Nature et de Noé Conservation, dans le cadre de son programme « Papillons & Jardin ». Les autres partenaires sont la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme et Natureparif en Ile-de-France. Depuis  2007, la Région Ile-de-France participe à cette mobilisation en la soutenant financièrement.

mercredi, 14 mai 2008

Forêts - Bois

De l'amazonie à la Lorraine, enjeux de la forêt

conférence forêt interview intervenantsDe l’Amazonie à la Lorraine, enjeux de la forêt : en complément de la conférence-débat organisée par Imaginature en partenariat avec l’Office National des Forêts, le 28 mars dernier, écoutez l'interview des intervenants réalisée par Thierry Georges de Radio Jérico.

Le puits de carbone forestier Peugeot/ONF International en Amazonie

Ambroise Graffin d'ONF International gérant du projet Puits Peugeot / ONF au Brésil (Mato Grosso) de 1999 à 2002, coordinateur d'études de faisabilité de puits de carbone forestiers (Azerbaidjan, Chili, Colombie, Gabon) à ONF International de 2003 à 2005 et Marc Bocqué, responsable de la Communication Corporate pour l’Innovation, la Technologie et l’Environnement de PSA Peugeot Citröen, en charge du projet puits de carbone depuis sa création en 1998, nous parlent de cette opération dans laquelle ils se sont particulièrement impliqués.



Le CO2 et les forêts

Pour mieux comprendre le mécanisme biologique complexe d’échanges entre l’atmosphère et les forêts, André Granier directeur de l’Unité «Ecologie et écophysiologie forestière » à l’INRA-Nancy apporte son éclairage de spécialiste et fait un état des recherches actuelles.



Les forêts lorraines et le climat

Dominique Messant, directeur Forêt à l’ONF Nancy, responsable de la gestion durable des forêts lorraines explique comment préparer les forêts lorraines au changement climatique. André Granier (Inra-Nancy) détaille l'influence du facteur sécheresse.



  • Voir la page dédiée à la conférence dans le site Imaginature

Reproduction interview avec l'aimable autorisation de Radio Jérico.
Photo (© S. Becker) : (de droite à gauche) les intervenants, Dominique Messant, ONF Lorraine; Ambroise Graffin, ONF International; André Granier, INRA Nancy; Marc Bocqué PSA Peugeot Citroën; Thierry Georges de Radio Jérico; Francis Kochert, président d'Imaginature.

mardi, 12 février 2008

Société

2030 le krach écologique

Alors que les grandes bourses mondiales redoutent les ondes de choc d’un tsunami financier lié aux «subprimes» américaines, Geneviève Ferone nous annonce, telle Cassandre, dans 2030, le krach écologique (Grasset, février 2008),  que nous n’avons encore rien vu comparé à ce qui nous attend en réalité dans les vingt ans à venir.
Car ce krach là sera à la fois climatique, énergétique, financier, démographique. Et le plus inquiétant, c’est qu’il est déjà irrésistiblement, inéluctablement en marche, même si les actuels dérèglements climatiques ne nous en donnent seulement qu’un avant-goût.
Présidente-fondatrice d’ARESE, première agence française de notation sociale et environnementale des entreprises cotées et aujourd’hui directrice du développement durable du groupe VEOLIA Environnement, Geneviève Ferone aborde le sujet de manière directe, concrète, avec des analyses d’une grande pertinence. Au cœur de son raisonnement, un facteur joue désormais de manière menaçante sa partition contre nous : le temps. Car c’est un fait avéré que le changement climatique et ses conséquences à long terme s’inscrivent de manière quasi irréversible dans un avenir prochain. Tout comme l’on peut programmer à moyen terme l’épuisement de nos richesses fossiles, et en particulier du pétrole, ce moteur de l’industrie et de la consommation qui alimente les enjeux géopolitiques les plus troubles. On est moins certains, malheureusement, d’avoir le temps et la volonté de développer des énergies propres et renouvelables pour le remplacer. Pas plus que l’on ne maîtrise aujourd’hui les conséquences du formidable développement économique des géants de demain que seront la Chine,l’Inde ou bien le Brésil, avec toutes les conséquence que leur irrésistible mais légitime croissance risque d’entraîner.
«La Chine et l’Inde détiennent entre leurs mains l’avenir climatique et énergétique de notre planète» rappelle l’auteur à ceux qui prendraient le risque de l’oublier. Au fond, notre principal ennemi désormais, observe justement Geneviève Ferone, c’est nous-mêmes et notre refus viscéral de nous frotter au réel, de l’assumer. Alors que faire ? Etre concrets, pragmatiques, courageux, imaginatifs malgré tout… et prêts à faire des choix difficiles. Comme de mettre en action un plan Marshall de la sobriété énergétique. Ou d’affronter simultanément, avec lucidité, une quantité d’obstacles à venir, au prix d’un changement individuel et collectif de comportement. Il s’agit rien moins que d’inventer de nouvelles formes de solidarité, en favorisant l’émergence d’une mutation technologique, économique, politique éthique. Avoir foi dans le progrès, mais avant tout dans l’homme !

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