Nouveau signe de reconnaissance obligatoire pour les produits biologiques préemballés élaborés dans l'Union Européenne, ce logo entrera en vigueur au 1er juillet 2010. Il est facultatif pour les produits importé. Il a été présenté cette semaine par la Commission européenne. il est issu d'un vote en ligne de 130.000 internautes européens sur 3 projets finalistes. C'est un graphiste allemand d'origine serbe, Dusan Milenkovic qui a créé "l'eurofeuille" qui a remporté les suffrages avec 63% des votes :

"Je suis parti du drapeau européen, j'ai changé la couleur et j'ai déformé le cercle d'étoiles jusqu'à en faire une feuille. J'ai aussi arrondi la forme des étoiles, pour qu'elle soit plus souple, comme si la feuille bougeait dans le vent", explique-t-il. "Je voulais qu'on reconnaisse l'origine européenne du logo, et qu'il soit très facilement identifiable".

Les logos nationaux (logo AB acronyme d'Agriculture Biologique pour la France), régionaux ou privés peuvent figurer au côté de l'Eurofeuille.

Considérant le peu de lisibilité du précédent logo européen, ce nouveau symbole est une avancée certaine. Mais par ailleurs, la Commission européenne joue au grand écart lorsque son président Manuel Barroso propose dans le même temps de relancer le processus d'autorisation de la culture de deux OGM controversés (renouvellement du maïs MON80 de Monsanto et pomme de terre Amflora de BASF). Stavros Dimas, commissaire à l'environnement opposé à la culture des OGM n'étant plus là, l'occasion était belle de remettre cette demande sur le tapis, où des intérêts financiers énormes sont en jeu. Une demi-douzaine de pays dont la France ont interdits le MON810. Onze pays ont demandé à pouvoir interdire complètement la culture de tout OGM. Barroso s'était vu renvoyé dans les cordes lors de sa précédente mandature lorsque 22 pays avaient voté contre la levée des interdictions et les gouvernements restent réticents encore aujourd'hui à toute autorisation en raison des opinions méfiantes et inquiètes des dangers des OGM dans la plupart des pays. 

Affaire à suivre...