Giuseppe Penone à découvrir dans le N° 67 de la Revue L'Alpe et jusqu'au 22 février 2015 au Musée de Grenoble

Né dans les Alpes, cet artiste majeur est accueilli à Grenoble pour sa première grande exposition dans un musée français après la rétrospective que lui avait consacré le Centre Pompidou il y a dix ans. L’occasion d’aller rencontrer chez lui, en ses terres, une personnalité forte et attachante de l’art contemporain. Par Pascal Kober, rédacteur en chef de L’Alpe.

Evoquer l'œuvre de Giuseppe Penone conduit invariablement à parler de la nature, au sens plein et primordial du mot, comme origine et source toujours renouvelée de son inspiration. Le terme même d'inspiration paraît ici un peu faible, tant les liens qui unissent l'artiste aux Eléments sont d'une singulière puissance. 

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Il n'empêche que, benjamin des protagonistes de l'Arte Povera, il entame dès 1968 - il n'a alors que 21 ans - l'une des oeuvres les plus intenses et les plus riches de ces trente dernières années. Son approche de la nature s'appuie avant tout sur celle de notre corps durant la longue chaîne de l'évolution humaine. Connaissance intuitive, infra-verbale, que nos sens nous transmettent lorsque soudain ils reconnaissent une sensation tactile, une odeur, une image, une saveur ou un son, et qui marque de son sceau l'alliance, chaque fois renouvelée, de l'homme avec l'Univers. Aussi l'artiste se fait-il tout d'abord réceptacle : corps ouvert au monde, aux forces qui l'animent, aux énergies qui le traversent. Pour être ensuite celui par qui s'exprime la nature dans ses manifestations les plus imperceptibles (la croissance, le souffle, l'érosion...) en des gestes simples et primordiaux, des formes d'une étrange familiarité, essentielles et belles.

Source : Art Point France

 

Penone, vision empathique et paradoxale d'un monde décrypté jusqu'à l'intime

Arte Povera ou l'infinie richesse de la pauvreté

Penone ne cherche pas le beau, il se met à son écoute. Il entre dans la trame de l'univers qui nous entoure, en cherche la source, l'observe, la fixe, et parfois en détourne les éléments de leur cycle naturel pour mieux en restituer la réalité. 

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Nous sommes face à une nature omniprésente, presque familière à nos mémoires et à nos regards habitués à emmagasiner mécaniquement notre environnement, mais elle est, ici, décryptée et dévoilée jusque dans sa partie intime et invisible. 

Edith Lassiat
Paris, septembre 2004  (Rétrospective à Beaubourg)

Source : Exporevue.com


Giuseppe PENONE
jusqu'au 22 février 2015 au Musée de Grenoble 

5, place Lavalette 38000 Grenoble 

Téléphone : 04 76 63 44 44

Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10h00 à 18h30


L’Alpe veut aider à faire en sorte que notre monde se construise non sur le fanatisme mais sur la culture, la tolérance et la curiosité.

L’esprit de L’Alpe

À bien des égards, L’Alpe est un OVNI dans le monde de la presse et représente une belle aventure journalistique, totalement atypique en Europe. Inspirée par quelques grands ancêtres comme Le Chasse-Marée (revue d’ethnologie maritime, créée par Bernard Cadoret en… 1981 !) ou d’autres, plus régionaux comme 303 (la revue culturelle des pays de Loire, créée par Jacques Cailleteau en 1984) ou Le Festin (patrimoine et culture en Aquitaine, créée par Xavier Rosan en 1989), elle est aujourd’hui suivie avec beaucoup de bonheur par d’autres remarquables revues plus généralistes comme XXI (l’information grand format) ou encore 6 Mois (le XXIe siècle en images).

Lancé en 1998 par un éditeur grenoblois (Jacques Glénat) en collaboration avec une grande institution culturelle publique (le Musée dauphinois), ce trimestriel thématique veut faire partager au public, sous la responsabilité d’une équipe de journalistes, les recherches des scientifiques qui étudient l’arc alpin. En somme, un regard nouveau sur le monde alpin européen, sa diversité culturelle, ses patrimoines et bien évidemment son devenir. L’Alpe surprend par la pertinence de ses analyses (des textes de création confiés aux meilleurs spécialistes) et par la qualité, inégalée, de son iconographie qui dépasse les chromos pour s’intéresser à l’envers du décor.

Architecturée autour d’un dossier principal qui occupe environ 60 des 100 pages de chaque numéro, la revue utilise les apports des sciences humaines pour porter un regard inédit et (im)pertinent sur le monde alpin dans toutes ses composantes.

L’Alpe est également attachée à l’actualité et à la prospective.

Publiée et imprimée en région, L’Alpe est diffusée à l’international, en kiosques, en librairies et sur abonnement : France, bien sûr, mais aussi Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Grande-Bretagne, Italie, Luxembourg et Suisse et même jusqu’au Canada, au Maroc, en Nouvelle-Zélande, en Slovénie, en Tchéquie ou encore aux USA.

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