« Quand meurent les grands fleuves » de Fred Pearce (Calmann-Lévy, mai 2006), enquête sur la crise mondiale de l’eau. Cette somme est écrite par un journaliste scientifique anglais dont les rapports sur l’environnement pour les Nations Unies, l’Unesco et la Banque mondiale font autorité. Pearce fait l’hypothèse que l’eau sera au XXIe siècle ce que le pétrole fut au XXe siècle : l’enjeu d’une compétition vitale, féroce même au fur et à mesure de l’inexorable raréfaction de cette ressource essentielle. L’homme consomme en effet plus d’eau douce que la planète ne peut simultanément en fabriquer. Il le fait depuis longtemps avec une inconscience suicidaire qui se traduit aujourd’hui par des sécheresses à répétition préfigurant la grande crise mondiale de l’eau à venir inévitablement. « Rien, pas même les changements climatiques, n’influera autant sur l’avenir de l’humanité au cours du siècle à venir que le devenir des cours d’eau» assure Pearce qui se veut pourtant optimiste malgré un panorama mondial en forme de bilan alarmant : « L’eau est, après tout, LA ressource renouvelable par excellence… »