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Climat

Réchauffement climatique, gazs à effet de serre, CO2, méthane, ozone, pollution atmosphérique, planète, océans, antarctique, banquise, biodiversité, protocole de Kyoto, canicule, sécheresse, fonte des glaces, cyclones…

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lundi, 31 mars 2014

Climat

Climat : nouvel avertissement du GIEC


© Isaac Cordal -  3 installations extraites des séries "Follow the leaders et  “Waiting for Climate Change,” . 

La première de ces images a fait le buzz sur les réseau sociaux, cette dernière semaine de mars, grâce à la légende ironiquement (et judicieusement ?) "inventée" par un internaute "Politicians discussing global warming". Elle fait partie en réalité de la série intitulée par l'artiste Isaac Cordal "Follow the leaders" et date de 2009 ou de 2012 (info précisée sur le site de l'artiste et sur son flux Flickr et d'après quelques internautes, il s'agirait d'une installation ayant eu lieu à Berlin) . "Follow the leaders is a critical reflection on our inertia as a social mass / Suivre les leaders est une réflexion critique de notre inertie en tant que masse sociale".  Vous avez dit "moutons de Panurge ?"

 Les 2 autres images sont elles par contre issues de sa série Waiting for Climate Change.

Isaac Cordal est un artiste plasticien espagnol qui réalise des installations de street art. Les liens et les extraits ci-dessous vous feront approcher de plus près sa démarche. 

 

Son site :

 http://cementeclipses.com

 

Isaac Cordal vu par France 3 - Reportage d'Eric Guillaud, publié le 23/08/2013

http://pays-de-la-loire.france3.fr/2013/08/19/voyage-nantes-isaac-cordal-ou-lexpo-quil-faut-avoir-vu-304261.html

Voyage à Nantes : Isaac Cordal ou l'expo qu'il faut avoir vu..

(…) véritable découverte, un artiste exceptionnel qui s'interroge - nous interroge - sur nos choix de société avec des installations étonnantes, sombres et poétiques, des mises en scène d'un monde à bout de souffle. Adepte d'un street art engagé, combatif, Isaac Cordal mène par son travail une réflexion profonde sur le progrès et ses effets secondaires, le libéralisme, l'individualisme, la misère, la crise économique bien sûr...

Isaac Cordal est espagnol alors, plus que d'autres peut-être, l'artiste voit et subit de plein fouet les effets dévastateurs de la crise. (…)

L'article de Libération pour le même événement à Nantes (17 juillet 2013)

http://next.liberation.fr/arts/2013/07/17/entente-cordal-a-nantes_919031

Entente cordal à nantes

 Les milliers de figurines en ciment de l’Espagnol sont l’un des temps forts du parcours d’art contemporain le Voyage à Nantes. (…)

Son obsession réside avant tout dans la fabrication de figurines en ciment d’une vingtaine de centimètres, uniquement des hommes, quinquas, un peu chauves, portant costume gris fatigué et cravate épuisée. Une société uniforme qui n’a plus rien à dire sur le monde qu’elle a elle-même rendu gris béton et qui subit la crise en se regardant s’immobiliser. (…)
Vues de près et individuellement, les sculptures de Cordal ne portaient pas franchement à la rigolade sur l’état de l’humanité, mais en mode village de fin du monde, aucun espoir n’est plus permis, sauf celui que la disparition définitive de cette civilisation entraînera nécessairement une reconstruction. Passée la surprise, les passants sont pour la plupart sous le choc, enfants compris, et les médiateurs attachés au lieu doivent davantage répondre à leurs interrogations sur le monde qu’à des questions techniques.(…)
A quelques minutes à pieds, Cordal sévit encore dans l’eau des douves du château. Cette fois-ci, ses personnages sont à l’échelle 1 mais n’ont plus que la tête hors de l’eau, parfois le torse, grâce à une bouée de sauvetage qui ne les sauvera de rien, les oiseaux du coin ayant déjà repris le pouvoir.(…)
Voir aussi Follow the leaders en installation à Nantes lors de la résidence de l'artiste (2000 pièces) / sur le site d'Isaac Cordal

Sa notice bio sur Artistaday   : 

http://artistaday.com/?p=10181 Isaac Cordal is a installation and street artist. Since 2006, he has been engaged in a nomad project called Cement eclipses.

His human figurines, standing only about 25cm tall, are made with cement and then reproduced using silicone moulds. They represent a kind of metamorphosis, whereby man trades his role of citizen for one as a piece of urban furniture.

Hiding among streets, sidewalks and walls in order to transform, little by little, the urban environment in its natural habitat, Cordal embodies the spirit of guerrilla street art. His work has been installed in urban areas of Berlin, London, Brussels, Liege, Barcelona, and Vigo, among others. Most of the photographs documenting this process were taken in London, where Cordal currently lives.


D'un glissement tout naturel ceci nous amène directement au nouvel avertissement du groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU (GIEC) sur les impacts graves du changement climatique  à l'occasion de la publication, ce lundi 31 mars, du deuxième volet de leur cinquième rapport. 

REVUE DE PRESSE

Lire LE MONDE 31.03.14 : Nouveau rapport alarmant du GIEC sur le réchauffement climatique

Sécheresses, inondations, maladies, migrations, pénuries alimentaires, risques de conflit, etc. : le deuxième volet du cinquième rapport du groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat (GIEC), publié lundi 31 mars, recense les impacts déjà observables du changement climatique.

Selon ce texte du GIEC, résultat d'un immense travail de lecture et de compilation de douze mille publications scientifiques, le changement climatique a eu ces dernières décennies des impacts « sur tous les continents et dans les océans », essentiellement sur les systèmes naturels. (…)  

Lire LE MONDE 31.03.14 : « Il est encore temps de s'adapter au réchauffement climatique »

Chat avec le climatologue Hervé Le Treut • Propos recueillis par Audrey Garric

Les sociétés ne sont pas suffisamment préparées au changement climatique en cours, ce qui met en péril leur sécurité et leur stabilité, prévient le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) dans le deuxième volet de son cinquième rapport, publié lundi 31 mars.

Le climatologue Hervé Le Treut, qui a participé à l'élaboration de cette synthèse, prévient qu'il faut mener de front limitation des émissions de gaz à effet de serre et adaptation aux conséquences d'une planète plus chaude. (…)

(…) Hervé Le Treut : Il est tard, mais certainement pas trop tard pour tout. Il y a beaucoup de mesures encore possibles. (…) 

Lire LE MONDE 31.03.14 (abonnés) : Les impacts du réchauffement menacent la stabilité mondiale

article de Stéphane Foucart

Les sociétés ne sont pas suffisamment préparées au changement climatique en cours, ce qui met en péril leur sécurité et leur stabilité. C'est le principal constat du rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), adopté et rendu public lundi 31 mars à Yokohama (Japon). A l'automne 2013, le GIEC avait livré un premier volume, consacré à la science climatique stricto sensu (Lire notre article Climat : l'avertissement des pays en développement ) ; ce deuxième opus est, pour sa part, dévolu aux impacts du dérèglement climatique sur les sociétés humaines et les écosystèmes. (…)

jeudi, 26 août 2010

Climat

Changement climatique contesté à tort ?

Un dialogue entre Hervé Le Treut, climatologue, directeur de l'IPSL (Institut Pierre Simon Laplace), et Luc Abbadie, écologue, directeur du laboratoire Biogéochimie et écologie des milieux continentaux, Ecole normale supérieure (Paris). Ces deux éminents spécialistes du climat et de la biodiversité échangent pour notre plus grand savoir ! Une production Universcience à ne pas louper.

<div class="alt"><a target="_blank" href="http://www.universcience-vod.fr/media/1492/le-changement-climatique-conteste-a-tort--.html" title="Le changement climatique contesté à tort ?">Le changement climatique contesté à tort ?<br/><img src="http://escience-video.pad.brainsonic.com/videopublisher/479b7a95-b752-43b4-a44e-d6c288e02a30/thumbnail.png" alt="Le changement climatique contesté à tort ?" border=0 /></a><br/><p>Avec Hervé Le Treut, climatologue, directeur de l'IPSL (Institut Pierre Simon Laplace), et Luc Abbadie, écologue, directeur du laboratoire <em>Biogéochimie et écologie des milieux continentaux</em>, Ecole normale supérieure (Paris).</p> <p> </p> <p><em><br />Débat en 3 parties accessibles dans MENU / chapitres.</em></p> <p> </p></div>
Réalisation : Sylvie Allonneau - Production : universcience - Date de production : 2010

Pour mémoire, les derniers ouvrages d'Hervé Le Treut :

Sorti cet été :

Changement climatique : les savoirs et les possibles
Discussion enrichissante entre plusieurs protagonistes là encore. Il s’agit d’un ouvrage collectif où les auteurs nous donnent une vision croisée grâce à leur expertise dans leur discipline respective et la confrontation transversale de leurs points de vue
- Jérôme Chappellaz, paléoclimatologue
directeur de recherche au CNRS, est responsable de l'équipe "Climat : passé, présent, projections" au Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement de Grenoble (CNRS et université Joseph Fourier)
- Olivier Godard, économistq
- Sylvestre Huet, journaliste sciences / environnement à Libération et donne son éclairage sur le traitement du dossier Climat par les médias.
- Hervé Le Treut, en tant que spécialiste de la simulation numérique du climat.
> Voir la fiche de l’éditeur

Coll. 360, Editions La Ville Brule – 240 pages – Prix : 20 € TTC

Le précédent :

Nouveau climat sur la terre - Comprendre, prédire, réagir
Coll. Nouvelle Bibliothèque Scientifique, Editions FLAMMARION - 236 pages - Prix public : 21,00 € TTC
Voir notre billet du 30/3/10

mardi, 30 mars 2010

Climat

Climat : comprendre, prédire, réagir

Hervé Le Treut, l'une des figures de l'appel à la vigilance lancé dès les années 1980, dresse le tableau des actions à mener: réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, mettre en place des politiques d'économie d'énergie, limiter la consommation d'énergie fossile, développer les énergies alternatives, capter et stocker le CO2 des centrales thermiques.. Un livre indispensable pour comprendre les mécanismes du climat et les enjeux écologiques.

Nouveau climat sur la terre - Comprendre, prédire, réagir par Hervé Le Treut - Coll. Nouvelle Bibliothèque Scientifique, Editions FLAMMARION - 236 pages - Prix public : 21,00 € TTC

L'auteur : Hervé Le Treut, professeur à l'École polytechnique, dirige l'Institut Pierre-Simon-Laplace, fédération de six laboratoires de recherche impliqués dans les sciences de la planète et de l'environnement.
Spécialiste de la modélisation du climat, il a participé, avec Jean Jouzel, autre spécialiste français, aux rapports du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

Hervé Le Treut invité des conférences Ernest :

http://www.dailymotion.com/video/xbmc1b_herve-le-treut-influences-humaines_news

Les ERNEST de la rue d'Ulm (Ecole Normale Supérieure) - Des conférences de 15 minutes transdisciplinaires - Des intervenants pétillants - Un nouveau type de médiation de la connaissance
http://www.les-ernest.fr

dimanche, 29 novembre 2009

Climat

Copenhague, des objectifs chiffrés se dessinent

page d'accueil site web Cop15

A une semaine de l’ouverture de la conférence de Copenhague (7 décembre) et à la veille du sommet entre la Chine et l'Union européenne, à Nankin (Est de la Chine), Manuel Barroso, président de la Commission européenne exhorte la communauté internationale à faire le maximum, « à aller jusqu’aux extrêmes limites de ce qui est possible » pour que ce rendez-vous des Nations Unis soit un succès.
Alors que les rumeurs pessimistes commençaient à fuser sur l’impossibilité d’un accord concret, les Etats-Unis, puis la Chine, acteurs clé de la réussite ou de l’échec de Copenhague, viennent d’avancer des chiffres précis pour leurs objectifs de réduction d’émissions polluantes. Modestes, « décevants » selon Barroso, les objectifs présentés par les Etats-Unis sont de17% de réduction des émissions de gaz à effet de serre américaines d'ici à 2020 par rapport à 2005, puis de 30% d'ici à 2025 et 42% d'ici à 2030 et le président Barack Obama se rendra en personne à la conférence sur le climat. Réponse du berger à la bergère, la Chine, premier émetteur de gaz à effet de serre de la planète, a dès le lendemain annoncé que le Premier ministre Wen Jiabao se rendrait en personne lui aussi à Copenhague et donne pour la première fois aussi un objectif chiffré d’une baisse de son "intensité carbonique" (émissions polluantes par unité de PIB) de 40 à 45% d'ici 2020 par rapport à 2005, « signe positif » salué par Manuel Barrroso.
L'UE, de son côté, avait dès décembre 2008, annoncé un engagement unilatéral de réduction  de ses émissions de 20% d'ici 2020 par rapport à 1990, prévoyant de porter ce chiffre à 30% en cas d'accord international ambitieux.

En parlant de baisse des émissions par point de pourcentage du PIB, et non de réduction globale, la Chine montre que le maintien de la croissance économique reste sa priorité. Elle pointe les "responsabilités historiques" des pays industrialisés, demandant le financement des transferts de technologie "propre" pour les pays en développement. A noter néanmoins, cet effort, Pékin vise à tirer 10% de son énergie de sources d'énergies renouvelables en 2010, puis 15% en 2020.

Samedi, c’était au tour du Premier ministre indien d'annoncer : "L'Inde est prête à accepter des objectifs ambitieux de réduction d'émissions de gaz à effet de serre mais cela doit s'accompagner d'un partage du fardeau équitable". Avec 1,2 milliard d'habitants, l'Inde est le seul des principaux pays pollueurs à ne pas avoir encore donné d'objectifs chiffrés.
L'Inde ne veut toujours pas d’objectifs contraignants de réductions d'émissions de gaz à effet de serre qui freineraient sa croissance. Elle privilégie les énergies renouvelables telles que l'énergie solaire.
Vendredi néanmoins, le ministre de l'Environnement a déclaré dans le quotidien Hindustan Times que la Chine a "donné à l'Inde un signal de réveil".
M. Singh a appelé à un accord qui incluerait aussi sur l'octroi de moyens et le financement de mesures de la part des pays riches en faveur des pays pauvres, qui sont aussi les plus vulnérables au changement climatique. Il a salué l'initiative du Premier ministre britannique qui a proposé vendredi la création d'un fonds de soutien de 6,6 milliards d'euros d’aide aux pays en développement pour la lutte contre le réchauffement climatique.

En complément :

logo TV5Monde




Sur TV5Monde, jeudi 3 décembre 2009 à 21:02 – durée 109’

SALE TEMPS POUR LA PLANETE, animé par Jean-Marie Cavada. Les victimes du climat sont au coeur de cette émission spéciale.

Objectif : sensibiliser, informer sur la situation mondiale et réfléchir sur un nouveau statut, celui de réfugié climatique. Au programme : une fiction de 10', « Demain sûrement... », plusieurs modules de 4' extraits de la collection documentaire « Sale Temps pour la planète », et des plateaux avec des spécialistes. Deux autres reportages sur la Convention de Genève et sur l'Inde viennent clore l'émission avec, notamment, les éclairages d'Antonio Guterres, Haut Commissaire de l'ONU pour les réfugiés, et de Rajendra Pachauri, président du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat – Le GIEC a reçu le Prix Nobel en 2007 conjointement avec Al Gore).

Parmi les invités, Christel Cournil, juriste, spécialiste de la question du statut des réfugiés environnementaux, François Gemenne, doctorant au Cedem (Centre d'études de l'ethnicité et des migrations), spécialiste des migrations environnementales et Hervé Le Treut, climatologue français, membre du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) qui vient de publier « Nouveau climat sur la terre. Comprendre, prédire, réagir » chez Flammarion, dont nous vous reparlerons en détail bientôt.

mardi, 17 novembre 2009

Climat

Ultimatum Climatique

ON NE NEGOCIE PAS AVEC LE CLIMAT, ON AGIT
Monsieur le Président,
Au mois de décembre de cette année se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto
(...)
Monsieur le Président, vous vous devez de prendre la tête de ce combat qui est sans aucun doute l’enjeu de ce siècle. Notre avenir commun dépendra dans deux cents jours des choix politiques qui seront faits.

Copenhague : l’après-Kyoto

En décembre, le Danemark va accueillir le prochain sommet international des Nations Unies sur le climat. La communauté internationale doit y élaborer un accord global qui prendra la suite du protocole de Kyoto. Ratifié par 175 pays, à l’exception notable des États-Unis, ce premier traité international de lutte contre les changements climatiques est entré en vigueur en 2005. Il prévoit une réduction des quantités de gaz à effet de serre émises par les pays industrialisés d’au moins 5,2 % d’ici à 2012, par rapport aux niveaux de 1990.
Le traité de Kyoto arrive à expiration fin 2012. Le nouvel accord international devrait couvrir la période 2013-2017. Le compte à rebours est lancé ! Si un accord ambitieux et fort est signé à Copenhague puis ratifié par tous les États, nous serons dans les délais pour contenir l’augmentation des températures en deçà de 2°C et éviter l’emballement climatique… Sinon, il deviendra quasiment impossible de maîtriser les impacts irréversibles d’un grave bouleversement du climat.

Copenhague, un rendez-vous crucial pour le climat et l’humanité

Une coalition inédite d’organisations françaises de solidarité internationales, de défense de l’environnement et des droits de l’homme lance un appel au président français, en vu du Sommet de Copenhague :
Serge Orru, WWF-France ; Pascal Husting, Greenpeace France ; François Danel, Action contre la Faim ; Olivier Braunsteffer, Care France ; Souhayr Belhassen, FIDH ; Nicolas Hulot, Fondation Nicolas Hulot ; Anne Bringault, Les amis de la terre ; Michel Bruguière, Médecins du Monde ; Luc Lamprière, Oxfam France Agir Ici ; Sandrine Mathy, Réseau Action Climat ; Michel Roy, Secours Catholique

Signez l’appel pour que la France se montre à la hauteur du défi climatique > objectif 1 M de signatures
http://www.copenhague-2009.com/

• Le site officiel du sommet des Nations Unies : http://fr.cop15.dk/

• Le sommet expliqué par le Ministèere de l'Ecologie : http://www.copenhague.developpement-durable.gouv.fr/copenhague/

• L'ultimatum climatique est une campagne s'intégrant dans la mobilisation internationale pour obtenir à Copenhague 2009 un accord à la hauteur des enjeux climatiques. Pour plus d'information sur la mobilisation internationale : http://tcktcktck.org

mercredi, 6 février 2008

Climat

Vent contraire

Le dirigeable « Total Pôle Airship » de l’explorateur Jean-Louis Etienne ne passera pas par la Lorraine ! Ce dernier devait faire un arrêt en mars 2008 sur la base aérienne de Chambley, en Meurthe-et-Moselle, avant de partir en expédition durant deux mois au Pôle Nord afin de mesurer l’épaisseur de la banquise à partir de ce « plus léger que l’air » spécialement construit en Russie. (Voir notre billet du 28 octobre 2007). Le Conseil Régional de Lorraine avait fait édifier en novembre 2007 pour 1,2 millions d’euros un hangar géant spécialement conçu afin d’accueillir l’aéronef pour les essais en vol.
Pas de chance, Jean-Louis Etienne avait alors préféré la Provence à la Lorraine. Un mauvais choix, semble-t-il. Un violent coup de vent a désamarré et pulvérisé son ballon à hélium contre une maison à Faïence le 22 janvier dernier. Triste fin, même provisoire, pour une expédition scientifique qui a demandé trois ans de préparation. De son côté, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, Jean-Pierre Masseret, président du Conseil Régional de Lorraine, assure que des contacts sont pris, notamment aux Etats-Unis, pour accueillir sur Chambley d’autres ballons dirigeables dans le beau hangar vide.
Jean-Louis Etienne, lui, ne jette pas pour autant l’éponge. Ce n’est pas dans sa nature. Après les évaluations des assureurs, il compte bien remettre le projet en marche, avec le soutien et la confiance sans faille de Total, son sponsor. Mais il lui faudra sans doute attendre le début de l’année prochaine pour accomplir la mission scientifique dans les meilleures condtions. D’ici là, Jean-Louis Etienne ne manquera pas d'occupations. Il a, en effet, été nommé, en octobre 2007, directeur général de l’Institut océanographique, Fondation Albert 1er. L’Institut dispose de deux établissements, l’un situé à Paris, l’autre à Monaco. Pour tout savoir : www.oceano.org

samedi, 5 janvier 2008

Climat

Comprendre le changement climatique

« Comprendre le changement climatique », sous la direction de Jean-Louis Fellous et Catherine Gautier (éditions Odile Jacob, août 2007)
Sans doute une des meilleures sommes parue sur un sujet devenu incontournable… Qui n’en reste pas moins extrêmement complexe et requiert la collaboration de nombreuses disciplines. Ces communications croisées des meilleurs chercheurs internationaux, comme Jean Jouzel, Richard Sommerville ou Hervé Le Treut, membres du GIEC - Groupement intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat -, nous aident à mieux faire la part des données scientifiques mais aussi des incertitudes liées aux données complexes de la modélisation climatique. Un ouvrage passionnant qui répond au double défi de la pédagogie et de la rigueur scientifique.
Un appel à agir, vite et ensemble.

dimanche, 28 octobre 2007

Climat

Jean-Louis Etienne : une nouvelle expédition arctique en 2008

Jean-Louis Etienne et son dirigeable à MarseillePhoto @ Imaginature

Renouant avec l’histoire des découvreurs, l’explorateur Jean-Louis Etienne s’apprête à mener une campagne scientifique singulière au printemps 2008. Grâce à un dirigeable spécialement construit en Russie pour ce projet, l’équipe embarquée mesurera l’épaisseur de la banquise au cours d’une traversée aérienne intégrale du pôle Nord. Cette expérience servira de référence pour suivre l’impact climatique du réchauffement de la planète.
« La persévérance est une qualité essentielle pour arriver à ses fins. J’invite tout le monde à suivre la voie de ses rêves, même si c’est parfois difficile. Cela demande quelques sacrifices, mais je veux vivre de mes rêves et de mes folies…» Ce n’est ni le médecin, ni l’explorateur mais l’homme qui parle lorsque Jean-Louis Etienne s’apprête, avec une émotion évidente, à dévoiler officiellement le12 octobre 2007 dans l’un des immenses hangars du Boussiron à l’aéroport de Marseille Provence son nouveau projet d’expédition scientifique polaire à bord d’un dirigeable spécialement construit en Russie. Mais rêver sa vie, Jean-Louis Etienne, né en 1947 dans le Tarn, n’a fait que cela depuis trente ans. Docteur en médecine, ancien interne des hôpitaux, membre du Comité interministériel de l’Environnement polaire, il a participé depuis trente ans à de nombreuses expéditions qui l’ont conduit en Himmalaya, au Groenland, en Patagonie et dans les régions polaires des hémisphères nord et sud. Il est le premier homme à avoir atteint le pôle Nord en solitaire, tirant lui-même son traineau durant 63 jours. Aller au bout de soi-même et de ses passions, il connait !

La banquise s'amenuise

« Actuellement on observe des records de régression de la surface de l’océan Glacial Arctique » constate Jean-Louis Etienne, à l’unisson avec tous les scientifiques qui se penchent au chevet de la planète. « L’Arctique a changé de couleur, il devient plus capteur du rayonnement solaire d’où un emballement dans la fonte de la banquise ». Un phénomène lourd de conséquences car cet immense océan de glace représente le pôle froid de la terre dans l’hémisphère nord. Il est essentiel pour le climat. Il existe en effet des échanges entre la chaleur constante de l’équateur et des pôles nord et sud. Ils se produisent au niveau des courants océaniques et atmosphériques. La banquise est formée de masses chaotiques composées d’une surface de glace flottante de 2 à 3 m, mais aussi de lames ou quilles pouvant atteindre jusqu’à 30 m de profondeur. « Si elle disparait, cela provoquera inéluctablement une dysharmonie climatique. » Il s’avère important de mesurer l’épaisseur de la glace afin de pouvoir mesurer mieux l’évolution du phénomène. Une opération techniquement complexe.

Total Pôle Airship

Renouant avec l’histoire des grands découvreurs, comme Admussen en 1926 Jean-Louis Etienne survolera l’océan Arctique du Spitzberg jusqu’à l’Alaska en passant par le pôle Nord physique puis magnétique à bord d’un dirigeable gonflé à l’hélium, leTotal Pôle Airship. Cet aéronef de toute dernière génération - dont Nathalie Koskiusco-Morizet, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, est la marraine - a été spécialement construit dans les ateliers de Ros Aero Systems à Moscou pour l’expédition. Il présente l’avantage de ne pas vibrer en vol. Une caractéristique fondamentale pour répondre aux exigences de l’appareil de mesure embarqué, l’EM Bird. « Il s’agit d’un altimètre laser qui permet l’enregistrement de la distance entre l’appareil et la surface de la banquise grâce à un système de double rayonnement laser. La mesure de la couche inférieure est basée sur le principe de l’induction électromagnétique basse fréquence. La différence entre ces deux valeurs donne l’épaisseur de la banquise survolée. Des données que ne peuvent fournir les observations par satellite. »
L’expédition scientifique Total Pôle Airship s’inscrit dans le cadre de la quatrième année polaire internationale. Elle est soutenue par le ministère de la Recherche en collaboration avec le ministère de l’Education nationale et la Cité des Sciences de la Villette qui rendra compte en direct de l’expédition en partenariat avec Total.
A suivre sur le site de l’expédition : www.jeanlouisetienne.com

mardi, 2 octobre 2007

Climat

Le plein s'il vous plaît ! une interview de Jean-Marc Jancovici

Ingénieur-conseil et co-auteur de "Le plein s'il vous plaît !"  aux éditions du Seuil, Jean-Marc Jancovici en appelle à une taxe progressive et volontaire sur le pétrole pour protéger l'homme et son environnement.

L'épuisement des ressources naturelles et le rejet massif de gaz carbonique dans l'atmosphère sont-ils clairement désormais au coeur du débat ?
Jean-Marc JANCOVICI - La consommation d'énergie de l'humanité en gaz, charbon, pétrole, a été multipliée par un facteur de 30 à 40 depuis le début du XXe siècle. Si l'idée d'un monde fini est très ancienne, celle que l'on puisse manquer de ressources naturelles est relativement nouvelle. Pourtant, on n'a vraiment commencé à exploiter massivement le pétrole qu'à partir des années 1960. On observe de manière brutale un changement des ordres de grandeur, un changement de nature du problème.

Ce qui ne signifie pas une prise de conscience collective...
J-M J. - Le problème culturel de fond, c'est qu'en démocratie une bonne partie du sens se réincarne dans les possessions, les biens de consommation. Leur augmentation devient quête de sens. Il n'existe pas de système spontané pour inciter à la modération, que ce soit pour l'alcool, les cigarettes ou la consommation de carburant. Si l'on veut restreindre la quantité de ce qui fait problème, cela passe par une augmentation volontaire et progressive des prix.

Dans le domaine énergétique, il va bien falloir trouver rapidement une régulation...
J-M J. - Oui, c'est urgent, car nous dilapidons notre capital actuellement. Notre système économique n'intègre pas plus la diminution des stocks de matières non renouvelables que les risques environnementaux majeurs qui se manifesteront dans le temps avec les émissions massives de CO2 dans l'atmosphère. Il est pourtant inexorablement inscrit dans les modèles mathématiques que la consommation d'hydrocarbures, de charbon et autres minerais passe par un maximum puis décroît. La bonne question est de savoir quand, au plus tard, le maximum est atteint. Ne pas choisir de la provoquer revient simplement à accepter de la subir plus tard. Mieux vaut gérer le problème en amont…

Actuellement, on observe pourtant une inertie considérable!
J-M J. -  Malheureusement, ni les problèmes de ressources énergétiques ni le climat ne se règlent en une semaine de préavis. De nos jours le bruit médiatique sur cette question a rendu les gens sensibles. Ils ont compris qu'il y a un problème, mais n'en mesurent pas plus les contours exacts que les hommes politiques. Lorsqu'on parle d'élévation de la température, il faut avoir en mémoire qu'un écart de 5°C nous sépare de l'ère de glaciation, il y a vingt mille ans. On a du mal à imaginer les conséquences catastrophiques d'une augmentation de 5°C sen un siècle, parce que ce serait complètement inédit. De fait, une partie du mur n’est déjà plus évitable (mais une partie l’est encore). Il existe un tel décalage entre nos actes et leurs conséquences!

Si l'on ne veut pas courir de risques majeurs, il est urgent d'agir radicalement dès maintenant ?
J-M J. - Radicalement est le mot en effet :  il faut diminuer de 3% notre consommation de pétrole, de gaz naturel, de fuel domestique, de carburant, de kérosène, de plastiques. Si on ne le fait pas spontanément, le rythme annuel, à terme, risque d'être bien plus violent. C'est comme la vieillesse : on ne peut y échapper. Le seul pari perdant serait de ne pas agir au prétexte que les autres ne font rien. Cela s'appelle la régulation par le chaos.
Propos recueillis à l'occasion de la conférence à Paris en février 2007 des 500 spécialistes du Groupe international d'experts sur le climat (GIEC)
J-M J. (à propos de la réunion du GIEC) : Rendez-vous d'étape tous les cinq ans sur l'état de la connaissance concernant l'influence de l'homme sur le climat, cette réunion interdisciplinaire d'experts mondiaux - océanographes, astrophysiciens, chimistes de l'atmosphère, géologues, vulcanologues, glaciologues… - est à la fois un processus continu mais aussi un signal en direction d'un monde politique et économique qui à tendance à réagir surtout en fonction de la pression d'une actualité forte. Jamais la question, en tout cas, n'avait été posée aussi clairement jusqu'ici de savoir si l'homme va devenir la cause dominante du changement climatique.

  • Le plein s'il vous plaît ! par Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean, éditions du Seuil.
  • Le site de Jean-Marc Jancovici : http://www.manicore.com
Photo © S. Becker